Rassemblement le 8 juillet à Béjaïa - Algérie

Publié le par la Rédaction

Suite à la suspension du syndicaliste Sadou Sadek
L’affaire de la «suspension abusive et sans justification» du secrétaire général du SNAPAP de la wilaya siège de Béjaïa, en l’occurrence M. Sadou Sadek, de ses fonctions en sa qualité de fonctionnaire du service de l’inspection générale, en date du 6 juin dernier, couplée à «son interdiction d’accès au siège de la wilaya par les forces de l’ordre», a fait réagir plusieurs organisations syndicales (CNAPEST, CLA, CNES) en guise de soutien et de promesse de mobilisation de solidarité jusqu’à sa réintégration. Afin de manifester ce soutien, le conseil de wilaya du SNAPAP a appelé à un rassemblement le 8 juillet devant le siège de la wilaya que s’apprêtent à rejoindre ces organisations syndicales.
    Dans une déclaration remise à la presse, le conseil de wilaya du SNAPAP «dénonce et condamne le mutisme et l’indifférence affichés [par la wilaya] sur ces agissements qui relèvent de l’atteinte aux libertés syndicales et de l’abus d’autorité de la part d’un employeur qui n’est autre qu’une institution de l’État, censée veiller à l’application et au respect de la réglementation». Le conseil du SNAPAP exige, par ailleurs, l’annulation de la décision de suspension du cadre syndicaliste et la levée de la mesure de son interdiction d’accès au siège. Le syndicat exige également «la levée des mesures coercitives imposées à l’ensemble des travailleurs et de les rétablir dans leurs droits de se tenir en assemblée générale».
    Pour rappel, le syndicat s’est vu refuser de tenir son assemblée générale par le wali sans rime ni raison. Pendant une année, on a refusé au SNAPAP le droit de renouveler ses structures pour l’affaiblir et faire émerger une section UGTA afin que celle-ci soit son seul interlocuteur. Mais la goutte qui a fait déborder le vase eut lieu au mois de mai dernier, lorsque l’administration autorisa la création d’une commission des œuvres sociales sous l’égide de l’UGTA, beaucoup moins imposante que le SNAPAP qui représente quelque 70% des travailleurs. En engageant une épreuve de force, le SNAPAP motive sa réaction par «le silence des autorités centrales et locales à l’égard des doléances» du syndicat.
    Enfin, exception faite du MDS, aucun autre parti n’a réagi officiellement à la suspension du syndicaliste. Ce qui explique encore une fois le rejet des partis politiques par la société.

Kader Sadji, La Tribune, 5 juillet 2007

Publié dans Colère ouvrière

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