Irruption dans le monastère squatté à Anvers

Publié le par la Rédaction

Irruption dans le squat de la Ploegstraat
Le 7 juin 2007, 7h du matin. Les mercenaires de l’État font irruption dans le monastère squatté de la Ploegstraat/Provinciestraat à Anvers. Des escadrons d’intervention spéciale s’introduisent dans le squat en escaladant par les toits et le jardin et ouvrent les portes pour leurs collègues de la Réserve Fédérale et la police d’Anvers. Les habitants sont brutalement réveillés avec des lampes de laser rouge, des lampes de poche et des revolvers tirés. Tout le monde est menotté. L’endroit sécurisé et les rapaces en civil de la Police Judiciaire de Termonde passent au peigne fin le lieu.
    Tous ceux-celles qui n’ont pas la nationalité belge sont pris en otages. Après quelques heures d’interrogatoire, trois des quatre sont relâchés. L’un de nos amis reste arrêté parce qu’il n’a pas de permis de séjour. Il est transféré à la prison d’Anvers. Il n’y a aucun doute que l’État vise et attaque les sans-papiers et ceux qui essayent de survivre dans cette jungle capitaliste. Pour cela leur justice choisit bien les faits ou les fabrique.
    Le lendemain de l’intrusion des uniformés suivit la manie des journalistes. «Bandes de voleurs, squatteurs anarchistes…» autant de mots pour blanchir l’agression policière et la chasse aux fantômes. Bien entendu le tribunal de Termonde ne lâche «dans l’intérêt de l’enquête» aucune information supplémentaire. Bien que l’intrusion est légalisée par un ordre de perquisition apparemment ils ne trouvent rien à confisquer et repartent après quelques heures, pas sans les grimaces et les humiliations obligatoires. Outre toutes les raisons que le tribunal peut penser avoir nous considérons cette intrusion comme provocation répressive et la perquisition comme manière d’identifier, ficher et intimider les habitants du squat.
    Les chemins de la justice sont impénétrables. Les chemins de l’État par contre sont limpides pour chacunE : criminalisation de tous ceux et celles qui essayent de survivre, criminalisation de tous ceux et celles qui luttent contre cette réalité imposée de déportations, de prisons et de guerre contre tous les déviants.

Solidarité avec tous les sans-papiers et immigrés !
Solidarité avec tous ceux et celles qui sont derrière des barreaux !
Libération immédiate de notre ami emprisonné !

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