Dossier Mai 68
Le commencement d’une époque (1-2-3-4)

«Des assemblées populaires absolument libres dans les murs des universités, alors que, dans la rue, c’est le règne illimité de Trépov, voilà un des paradoxes les plus étonnants du développement politique et révolutionnaire pendant l’automne de 1905. (…) “Le peuple” emplissait les corridors, les amphithéâtres et les salles. Les ouvriers venaient directement de la fabrique à l’université. Les autorités avaient perdu la tête. (…) Non, cette foule inspirée n’absorbait pas en elle toute doctrine. Nous aurions voulu voir prendre la parole devant elle ces gaillards de la réaction qui prétendent qu’entre les partis extrémistes et la masse, il n’y a point de solidarité. Ils n’osèrent point. Ils restèrent confinés dans leurs tannières, attendant un répit pour calomnier le passé.»
Trotsky, 1905.



La fin de la
tranquillité«“Pourquoi étiez-vous mêlés aux étudiants ? demande le président. — Il y avait aussi des mouvements ouvriers qui occupaient la faculté. Nous y étions à ce titre.” Tel n’est pas l’avis du président qui pense qu’il s’agit plutôt d’agissements de malfaiteurs de droit commun qui ont profité des événements pour commettre des vols.»
Le Monde (14-9-68).
«Le Général de Gaulle a pris le parti de transformer les structures, pour le moins fatiguées, de notre pays… C’est la voie des réformes. C’est la tâche d’une génération, c’est la seule qui puisse éviter les révolutions dont mai 1968 était les prémices.»
Alain Griotteray (déclaration citée dans Le Monde du 12-4-69).


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