La plume et la matraque

Publié le par la Rédaction

Les lecteurs de l’édition jurassienne du Progrès ont pu remarquer à loisir depuis quelque temps déjà comment sa rédaction doloise «a vocation» (comme dit l’autre) à fourbir toujours plus d’éructations réactionnaires. Le mois dernier, nous avions relevé un cas d’attaque manifeste à l’encontre d’un syndicat qui prétendait défendre les espaces d’éducation face à la campagne généralisée d’incursions menée par les forces répressives de l’État.


N’étaient la continuité et l’intensification des politiques liberticides depuis le reflux post soixante-huitard, ni l’état de grâce présidentiel, on pourrait se demander ce qui motive un
S.D. à se fendre ainsi avec une délectation pseudo-érudite d’un encouragement appuyé à la répression en marche : quand le flic est érigé en modèle de bravoure, n’est-ce pas tout bêtement qu’on fait le beau métier de délateur professionnel, dans la douce et éternelle France des prisons ?

Les vautours et les vampires ont donc soif, ces jours-ci. Aux pauvres et aux exploitéEs, les insultes, les coups, et le pire. Or, si S.D. et ses semblables doivent se faire zélateurs, et travailler à cette sale besogne, c’est que le système qui les a programmés sait bien que les classes laborieuses n’ont pas fini de s’avérer dangereuses : on n’arrête pas le Progrès.

PADDAM (Peloton d’autodéfense dolois anti-meRdias), 21 mai

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