Vague de répression contre les structures allemandes anti-G8

Publié le par la Rédaction

Vague de répression contre les structures allemandes anti-G8
Locaux perquisitionnés à Berlin, Hambourg et Brème
La structure de communication du mouvement anti-G8 ciblée


Ce matin à 8 heures une vague d’attaques policières contre les structures de gauche a commencé. Sont concernés des projets et des personnes engagés contre le sommet du G8 qui se tient début juin à Rostock-Heiligendamm.
     À Berlin au moins sept logements et bureaux ont été affectés, dont deux au Bethanien et le Fusion Shop de Skalitzer Straße. Ces lieux sont les endroits où l’«Antifaschistische Linke Berlin» et les réseaux de la «Gauche Interventioniste» se retrouvent pour s’organiser. Sont aussi touchés une librairie à «Mehringhof» et les bureaux de nombreux projets des medias alternatifs a Lausitzer Straße.
    Le BKA (le bureau fédéral de police criminelle) a donné une attention pariculière au serveur alternatif SO36.net, où de nombreux projets de gauche et alternatifs hébergent leurs pages web, leurs listes de discussion et leurs adresses e-mail. Ils sont evidemment en train de chercher à déranger toute la structure de communication du mouvement contre le G8.
    À Hambourg la répression a frappé le centre social «Rote Flora» et différentes maisons occupées. Des perquisitions policières ont aussi lieu dans les Länder de Berlin et à Brème.
    La décision de perquisition policière a été faite au nom de l’article 129a du code pénal : «formation d’une coalition terroriste pour empêcher le G8». Cet article 129 donne les pleins pouvoirs à la police pour saisir matériels et données, et est souvent utilisé comme forme d’intimidation : seulement 2% des cas finissent par une condamnation judiciaire.
    Le choix arbitraire et grossier de projets et locaux militants montre clairement que les enquêtes judiciaires sont utilisés comme prétexte afin de s’en prendre à toute la mobilisation. «Les prétextes utilisés feront probablement référence a diverses dégradations qu’il y a eu en relation au G8» estime le groupe de presse Campinski. C’est dans ce même contexte que l’Hôtel Kempinksi recut quelques jets de boules de peinture.
    «
Qui invite le G8, invite également ces opposants, explique Hanne Jobst du bureau du “Bethanien” de Berlin. Les tentatives de criminalisation ne changeront pas le fait nous utiliserons le G8 comme moyen pour mettre un coup de projecteur sur l’injustice de ce monde.»
    La répression du BKA n’est pas surprenante. La résistance de la gauche radicale au G8 a pris des proportions que la police n’arrive plus à contrôler. «Jusqu’à présent la police a cherché à diviser le mouvement de résistance en halucinant face aux medias “l’arrivée d’une armée de chaos” à Rostock-Heiligendamm. Maintenant elle est passée à vouloir paralyser les structures organisatrices anti-G8», nous explique Jost.
    «Il est frappant de voir que les raids étaient dirigés contre tout le spectre militant qui ne fait pas de revendications au G8, mais qui rejette celui-ci entièrement en tant qu’institution», explique une porte parole du Gipfelsoli Infogruppe.


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Publié dans La police travaille

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