Elles s’amoncellent sans cesse. Mais s’il fallait encore une «preuve» supplémentaire que journalisme et fiel
réactionnaire font décidément «bon ménage», voicila
dernière en date,parue dans la presse quotidienne régionale : Le plumitifqui signe D.B.(comme Division blindée ?), fidèle aux réflexes pavloviens qui dictent
usuellement ses méthodes de travail, choisit de «s’en prendre» tout à la fois à la simple objectivitéprofessionnelle, à la langue
françaiseet à ce que luiappelle l’«anarchisme».
Le syndicat intercorporatif des travailleurEs et précaires du Jura(Confédération nationale du Travail), a été le seul à s’élever publiquementcontre la militarisation larvée et
massive de la jeunesse scolarisée,amplement démontréedans le
départementpar une série de faits scandaleux à tout esprit non blanchi sous le harnois.En réduisant malhonnêtement la teneur de ce communiqué à l’unique dénonciation de l’intrusion de «deux
soldats» dans l’enceinte du lycée Duhamel, puis à latraditionnelleformule des combats antimilitaristes et anticléricaux («le sabre et le goupillon»)pour en décréter
l’«anachronisme», le dénommé David Blanchard fait l’actualité en faisant son coming out :
Oui, il est journaliste engagé, «et pas le plus à gauche».
Commela loyautéetles scrupules déontologiques ne sontpas son fort,l’orthographe non plus, s’il faut en juger par une phrase telle que: «Cette effacement progressif de l’armée n’empêche pas la CNT d’avoir une poussée de boutons lorsqu’ils aperçoivent un uniforme»(sic).Ou quandsonincorrection grammaticaleravaleau niveau d’une vulgaire note des Renseignements générauxun glorieux Éditorial pour lectorat de sous-préfecture. Voilà-t-y pas que l’obscure clarté du message
politiquele dispute de haute lutte à la froide exactitude de l’information.On auratoutefoisla bonté de remarquer
que le pauvre garçon en questionsemblevéritablement à la pointe
du Progrès, puisque ses coréligionnaires avaient plutôtcoutumejusqu’ici de n’évoquer dans leurs colonnes que «le» CNT.
D’après la blanchaille,c’était le«bon vieux» tempsquand«le service militaire permettait de brasser les classes sociales».Alors qu’«aujourd’hui»on n’aurait plus
qu’àdéplorer la «rareté»des «contacts» entrel’Arméeetles
«jeunes».Il s’agit là de mensonge caractérisé, désinformant ceux qui veulent bien le croire quant à la réalité
effectivede l’invasion armée dans nos vies quotidiennes, et des
objectifs de cette campagne.Etau final,étant donné que leur existence
mêmene serait plus au goût du jour, le blanc-bec«en vient»àrevendiquer hautement le maintien absolu de toutes les injustices.