Crise du logement pour les plus modestes, spéculation et profits pour certains autres !

Publié le par le groupe Lucio

undefinedAnnée après année, les sans logis sont toujours plus nombreux ! Année après année, les conditions désastreuses de logement, vécues par les travailleur,ses les plus modestes, français,es ou pas, s’accroissent ! Le problème de l’habitat en France est endémique ! Et quel,le que soit l’heureux,se gagnant,e des présidentielles, rien ne permet d’espérer que cette situation va s’améliorer, bien au contraire…
    Le 15 mars (fin de la trêve hivernale des expulsions) où l’épée de Damoclès pour les milliers de familles qui vont êtres jetées à la rue, d’ici la prochaine trêve hivernale en octobre. L’Alsace n’est malheureusement pas en reste : dans le Haut-Rhin, en 2006, 877 familles ont été assignées au tribunal pour expulsion dont 228 familles ont bien été jetées manu militari (avec octroi du concours de la force publique). Face à l’intolérance sociale, le Syndicat Unifié du Bâtiment (SUB) affilié CNT, affirme son entière solidarité à la défense des locataires et à la lutte que mène «Droit Au Logement». Le cercle vicieux d’une paupérisation croissante (pouvoir d’achat, précarisation…) des travailleurs et de leur famille n’est pas fatal, il est l’aboutissement des ambitions libérales et du capitalisme vorace, sous la bénédiction des gouvernements successifs !
    D’autre part, alors que les salaires stagnent, les loyers ont explosé : au cours des 10 dernières années, leur coût a doublé dans le parc locatif privé et augmenté de moitié dans le parc locatif social/public, à cela s’ajoute l’augmentation importante des charges locatives. Le budget que consacrent les ménages pour se loger atteint des records de cherté et le challenge reste d’actualité puisque en 2005 le niveau historique est atteint avec une moyenne de 24,7% du revenu. Pas besoin de faire Polytechnique pour s’apercevoir que les plus modestes dépensent jusqu’à 40% et même 50% de leurs ressources au logement. D’ailleurs les classes moyennes ont commencé elles aussi à subir la crise.
    L’alerte médiatique soulevée par les «Enfants de Don Quichotte», les actions d’occupations et de réquisitions pratiquées par le DAL depuis 15 ans ou plus récemment de l’association «Jeudi Noir» nous rappellent encore une fois que le droit au logement pour tous reste un combat permanent inscrit dans le projet de transformation sociale de la CNT, face aux politiques antisociales du patronat, du gouvernement. À Mulhouse par exemple, 10% du parc locatif est inoccupé, soit plus de 5.000 logements, principalement du secteur privé. Le SUB exige l’application de la loi de réquisition des logements vacants. En clair, forcer les propriétaires ou à louer leurs logements, ou à les vendre avec droit de péremption aux bailleurs sociaux. Ces derniers doivent également et uniquement tenir une mission de service public sociale.
    Par ailleurs, les travailleurs du BTP au sein de leurs organisations syndicales et de leur fédération, parallèlement à la défense des droits des salariés du secteur et la lutte pour leurs revendications, mènent une réflexion sur la construction, le coût et l’usage de l’habitat social, en y associant les usagers, afin de proposer des réponses concrètes acceptables et accessibles par le plus grand nombre. Il n’y a pas de raison à ce que les ouvriers construisent des «châteaux» de qualité pour quelques-uns et des immeubles ou maisons individuelles en mal façons avec des matériaux nuisibles pour la santé et le bien être au plus grand nombre !

Mulhouse, le 15 mars 2007
SUB/TP/BAM - CNT 68

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