Les plantes et la domination

Publié le par la Rédaction

Libéralisme libertaire et associations de pacification sociale

Avoir pris conscience de l’être, qu’une plante est un être ; que même les végétariens sont des destructeurs d’êtres, constitue un premier pas sur le chemin qui mène à la conscience. Devenir soi-même un être, c’est-à-dire : être.
    Seul-e, celle-celui qui est peut reconnaître un autre être, car seul un être peut reconnaître l’existence. La plupart ne reconnaissent pas la vie, considèrent les êtres vivants comme des choses, des objets : ils en usent et abusent. Ils les détruisent, en jouissent et s’en nourrissent.
    La lutte pour abolir la domination de l’homme sur les autres hommes est freinée par la peur. Peur qui ensevelit la conscience au plus profond de l’être. La peur de se confronter au pouvoir destructeur de ceux qui sont maîtres des outils de domination, de ceux qui se sont approprié les armes et la possibilité de détruire. Tout pouvoir sur la société n’existe que par cette capacité. C’est la seule légitimité du pouvoir.
   
Nous avons autour de nous un choix de genres de personnages politiques qui disent lutter pour l’émancipation de l’individu. Voici le genre le plus peureux, qui se protège, et survit en s’associant avec le pouvoir, devenant un de ses outils de coercition. Il détruit en affichant une volonté libératrice. Sont dans ce cas : la ligue des droits de l’homme, et les syndicats et associations récentes qui militent pour les droits, droit au logement, droit des chômeurs et autres droits.
   
Au temps passé, les anarchistes ont été les seul-es à supporter la peur et affronter de face le regard du pouvoir. Un courant nouveau apparaît, issu de cette période ancienne. Cette généalogie est le fluide de la vie, qui irrigue la communauté des êtres vivants et produit le progrès humain. C’est la force vitale, qui s’extériorise par le mouvement anarchiste. Les autres suivent, tentent de l’étouffer et le réduire. Ainsi, sur un plateau de la chaîne arte, un des représentants-chefs de AC! Laurent Guilloteau : « Je ne serai jamais anarchiste dans la mesure où je pense qu’être culturellement libertaire, c’est quelque chose d’indispensable et de souhaitable, mais que par ailleurs essayer de transformer ce monde, ce n’est certainement pas se référer à une idéologie ouvrière qui date de l’artisanat… et qui n’a plus sa raison d’être, dès qu’elle est supportée par le socialisme et son ouvrier de métier, et encore, plus aujourd’hui où il y a l’idéologie de masse… »
   
Mais voilà : les désertions sont de plus en plus nombreuses dans l’armée qu’il a recrutée parmi les plus précaires. C’est sûr qu’en fréquentant les médias et les cocktails socialistes, il ne peut voir dans la rue ou sur les occups l’étincelle dans leurs yeux quand ils-elles disent : la lutte.
   
On ne peut pas s’y tromper, parole d’anarchiste.

guenokidense

Le Jura Libertaire no 8, mars 2007.

Publié dans Agitation

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