La police travaille à Lille

Publié le par la Rédaction

Voitures brûlées dans le Vieux-Lille après le décès dun homme

Des incidents ont éclaté dans la nuit de samedi à dimanche dans le quartier du Vieux-Lille, après l’annonce samedi de la mort dun homme de 31 ans qui avait fait un malaise cardiaque dans un fourgon juste après son interpellation jeudi. Les proches croient à une bavure policière. Une marche silencieuse aura lieu mardi.

Jeudi matin à 7 heures, la police avait été appelée par le veilleur de nuit d
un hôtel du centre-ville de Lille à cause dun client en état de crise et alcoolisé. Les policiers ont décidé de transporter lhomme à lhôpital, et cest pendant le trajet quil a fait un arrêt cardiaque.

«Les policiers étaient tout près de l
hôpital, et le blessé a pu être très rapidement pris en charge par les urgences, qui ont réussi à le réanimer. Il a été placé en coma provoqué pour que des soins puissent lui être prodigués», a expliqué le commissaire Sébastien Benoît, chef-adjoint de la sûreté urbaine de Lille.

Cette version est contestée par les proches du jeune homme qui évoquent une bavure policière. L
annonce de son décès samedi a provoqué un choc dans le quartier. Une dizaine de voitures et des poubelles ont été brûlées. La soirée, jusque 2 heures du matin environ, a été marquée par des tensions qui ont mobilisé un important dispositif policier.

Les pompiers, dépêchés sur les lieux, et les forces de l
ordre ont été pris à partie par une quarantaine de personnes. Vers 3 heures du matin dimanche, deux jeunes ont été interpellés et mis en garde à vue pour «violences et jets de projectiles». Une enquête a été ouverte et une autopsie devrait avoir lieu en début de semaine. Ce dimanche matin, le quartier était encore marqué par les événements de la nuit.


La famille et les proches d
Hakim Djelassi organiseront une marche silencieuse en son souvenir mardi matin à Lille. «Que sest-il passé dans le fourgon ?», interroge Habib, un jeune frère dHakim Djelassi. «Il était vivant, debout, en sortant de lhôtel. Que sest-il passé entre lhôtel et lhôpital ?» Mohamed, un autre frère, évoque «les contusions» et «les marques de coups» quil a vues sur le corps de son grand frère. «Cétait un homme bien. Il était apprécié de tous», affirme sa belle-soeur Caroline.

Des riverains et des policiers craignent que d
autres incidents éclatent ce dimanche soir.

Leur presse (Mathieu Hébert, Nord-Éclair), 27 septembre 2009.

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