Solidarité avec Seva ! Солидарность с Севой !

Publié le par la Rédaction



Dijon, nuit du 18 au 19 juillet 2009



Appel pour une journée d'action mondiale
en soutien à Vsevolod (Seva) Ostapov le 18 juillet


La "côte d’amour" des flics pour la population russe ne se dément pas : les faits de terreur policière sont portés à la lumière avec une fréquence inquiétante.

Le 4 avril 2008, les flics de Moscou ont battu et arrêté sept jeunes gens à proximité de la station de métro Sokolniki à Moscou. Le motif était que ces gamins essayaient d’empêcher l’arrestation illégale de leur amie de 19 ans, Seva Ostapov. Une fois à la station de police, les "défendeurs de la loi" ont décidé de montré tout leur savoir faire : pendant de nombreuses heures, ils ont battu vicieusement et torturé nos amis à coup de Tasers (armes à choc électrique). Ils ont accumulé les remarques chauvines et racistes (c’est de notoriété publique que de nombreux policiers russes sont de fervents supporters des idées néo-nazies).

Les anarchistes de Moscou ont réagi avec une campagne qui a réussi à attirer l’attention du public et des médias, si bien que le dirigeant de la milice (nom officiel de la police russe) a du intervenir publiquement sur ce sujet. Les flics ont décidé de passer à l’offensive, en chargeant avec des infractions mineures six des jeunes gens (les accusant de participation à une bagarre sur la voie publique, brillante tentative d’essayer de masquer les blessures corporelles infligées par les flics), tandis que le septième, Seva, était inculpé d’outrage et rébellion.

Seva risque jusqu’à 5 ans de prison, en vertu de l’article 318 1 du Code Criminel de la Fédération de Russie, bien que les enregistrements de vidéo-surveillance ainsi que de nombreux témoins directs permettent d’affirmer que les charges sont complètement fausses.

Toutes les parties de la machine étatique répressive agissent de concert. Alors que les détenus avaient de nombreuses blessures du fait de la brutalité policière, il leur a été refusé un examen médical alors qu’ils demandaient à être examinés médicalement dans les hôpitaux moscovites (le système public russe de santé est subordonné à l’Etat), le procureur a ignoré les témoignages donnés par les amis de Seva, tandis que de faux témoins "providentiels" de l’attaque contre les officiers de police ont surgi de nulle part, et que par un caprice du destin il s’est avéré que ces témoins étaient également des policiers...

Alors que les évènements se dévoilent, la plainte déposée contre le département de la milice pour détention illégale et torture de Seva et de ses amis est au point mort, malgré la large quantité de preuves. Le procureur a "perdu" de nombreux documents concernant ce cas, et d’autres fois il a tout simplement "oublié" de continuer plus loin les investigations. Ceci est également typique de ce qui se passe en Russie.

Il est évident que l’Etat prend cette affaire très au sérieux : ou bien Seva va en prison et les tortionnaires en uniforme de la milice seront alors absouts de toutes charges, ou bien l’Etat admet qu’il y a des tortionnaires et des fascistes parmi ses officiers de police, qui ont prêté serment de "servir et protéger la population".

Nous vous demandons de soutenir la Journée Globale d’Action en soutien à Seva Ostapov, le 18 juillet prochain et si possible de réaliser des actions de solidarité autour des ambassades russes de vos pays (ou tout autre bureau de tourisme ou économique ou autre, en relation avec la russie, si vous n’avez pas la chance d’avoir une ambassade à proximité).

Indymedia Toulouse, 17 juillet 2009.

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