Derrière le Patrimoine : le sang et la sueur

Publié le par la Rédaction

Journées du Patrimoine les 19 et 20 septembre 2009

Vous visitez les églises, les châteaux, les maisons bourgeoises, les Hôtels de Ville, prisons et autres constructions ayant marqué l’histoire de notre «belle nation libre, égalitaire et démocratique».

Si ces édifices représentent majoritairement la domination du clergé, ou de l’État, il n’en demeure pas moins que nombre d’entre eux sont appréciables et que leur architecture est remarquable.

Qui les a construits : leur propriétaire ou leur habitant ?

Certainement pas, se sont des ouvriers qui n’ont sûrement pas eu leurs noms gravés sur une de leurs pierres. Beaucoup d’entre eux n’ont pas vu la fin de ces constructions, soit parce que les chantiers étaient monumentaux et duraient des années, soit parce qu’ils sont morts sur leur lieu de travail.

Ne parlons pas des conditions de travail qui régnaient, ni même des rémunérations : une bouchée de pain !

Aujourd’hui, nous vivons sur les conquêtes ouvrières sur le droit du travail, même s’il faut toujours se battre pour ne serait-ce que le faire respecter. Si nous sommes quasiment sortis de l’esclavage d’antan, les conditions de travail sont loin d’être roses : travail illégal, accidents du travail, heures supp’ non payées, mal de dos…

Quant à la mégalomanie des «grands» architectes, patrons et politiciens, rien de nouveau sous le soleil des constructions contemporaines. Ce sont toujours nous qui taillons, scions, revêtons, portons et suons pour une «grandeur» toujours contestable. Alors qu’il manque de logements décents pour la population.

À nous de faire changer les choses.

Si vous visitez un de ces bâtiments, n’oubliez pas ceux qui l’ont construit, et si par hasard il y a un guide, demandez-lui qui l’a construit et pas seulement qui l’a habité.

Et bonne visite.

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