Le 14 juillet fêtons l'État comme il se doit

Publié le par la Rédaction


À l’aube de la Fête nationale, la répression de cet État sécuritaire et fascisant s’est montrée sous son plus vilain jour. Les scènes de violences policières se sont ainsi multipliées ces derniers jours.

Fin juin à Calais, on comptait 3000 porcs pour 500 êtres humains venus au camp No Border. Ce dernier s’étant transformé en zone sous haute surveillance et pression, il n’était plus possible en France de résister, de protester contre l’ordre établi. La dictature s’était installée le temps d’un camp.

Peu de temps après, c’est une militante lilloise, proche des inculpéEs du 23 mai (manifestation anti-répression), qui s’est fait agresser suite à une possible collusion entre porcs et fachos, préfigurant ce qui se passe déjà dans d’autres pays (cf. Indymedia Athens). En effet, des groupes d’extrême droite locaux se sont procurés des informations connues des seules forces de l’ordre (identités et adresses des inculpéEs).

Revenons un peu en arrière, un mois auparavant, c’est un activiste lillois, qui avait pris 6 mois de sursis pour avoir un lance-pierres et des cagoules au fond de son sac. Coupable de participer à cette manifestation anti-répression, coupable de déranger un peu trop la porcherie locale, le juge a gentiment suivi le procureur, qui a sagement prêté l’oreille aux porcs venus en masse ce jour-là au tribunal.

Alors quand un camarade (le sixième de l’année) perd son œil à Montreuil (cf. site de la Clinik), notre rage explose, notre dégoût se propage contre cet État, devenu sécuritaire et ultra-violent réduisant au néant tout espace de liberté. Résistons touTEs ensemble et démasquons nos ennemis. Dénonçons le fichage et la surveillance de la population, battons-nous contre les violences policières et pour l’émergence de foyers de vie dans nos quartiers. Nous brûlerons les fichiers de surveillance, détruirons les caméras de surveillance, anéantirons les fabricants de flash-ball et de tasers, briserons les vitrines des agences immobilières.

Ré-approprions-nous nos rues, nos immeubles, et nos vies ! Solidarité avec les expulséEs de la Clinique !

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