Clinique et 2milunes (Montreuil) menacées

Publié le par la Rédaction


À Montreuil la Clinique occupée (Croix de Chavaux) et les 2milunes  (à la Boissière) sont menacées d’expulsion depuis ce weekend, sans aucun délai, la justice a décidée au bonheur des propriétaires.

Vendôme Immobilier (pour la Clinique) n’ont aucun projet sur le lieu et la Clinique est d’ailleurs en vente pour 600.000 euros (avis aux intéressés).

Foncière Résidence (pour les 2milunes) vont démolir les deux maisons, et construire un immeuble (logement et bureaux). Un des ces immeubles qui vous détruisent les jardins, gâchent le paysage, font monter les loyers et ne contiennent pas plus d’habitants que les 2milunes actuellement. Ça va vous changer le quartier de la Boissière… mais ces expulsions n’arrêteront pas les occupations.

Le passage de la police est imprévisible, mais pourrait arriver assez rapidement. C’est un petit peu au petit bonheur la chance… C’est alerte rouge pour la première semaine, avec numéro d’urgence et tour de gardes.

Ci-dessous un texte qui circule aux 2milunes et alentour, plus d’informations dans l’Ordonnance (le journal de la Clinique).

Pour être appellé le matin de l’expulsion et faire un rassemblement pour empêcher l’expulsion envoyez vos numéros de téléphone par mail.




Depuis novembre 2
008 – La Boissière / Montreuil – Il y a…

Il y a … la DEMI-LUNE. Il y a dans notre quartier un lieu occupé où celles-ceux qui y vivent et qui y passent s’organisent ; de la façon d’habiter ensemble à 18 grands et 4 petits, à la mise en place d’une vie de quartier…
Il y a à la DEMI-LUNE, une vigne, deux poiriers, des vides-greniers gratuits, sept ou huit rosiers, des Assemblées pour s’organiser contre les expulsions de logement, des échanges de plants de tomates avec la voisine…
Il y a … des odeurs de bouffe, au moins 60 potes d’ici et d’ailleurs hébergés, des réunions d’organisation d’un Forum sans-papiers et migrations, des concerts de soutien en solidarité avec les enfermés, des trucs écrits sur les murs, et une pile de vaisselle qui désemplit jamais.

On a décidé d’entrer dans ces maisons, vides depuis plus d’un an, et de les faire vivre avant qu’elles ne deviennent d’abord un tas de gravats puis un bel et propre et cher immeuble «standing» où vivront des gens «standing» tous séparés par des cloisons anti-bruit.

Alors ouais, on est là ensemble, on mange, on parle avec les voisins, des fois on fait un peu de bruit et on paie pas de loyer. Et parce qu’on paie pas de loyer, on va être expulsé. Si on paie pas de loyer, c’est qu’on en a eu marre de courir après l’argent pour attraper des loyers trop chers, de courir après des hébergements d’urgence sans salle de bain, de vivre dans des cages à poules où on peut même pas courir, courir, courir, après quoi d’ailleurs, puisqu’on sera trop essoufflés pour profiter de quoi que ce soit.


Parce qu’on a envie de foutre des bâtons dans les roues de ce système, ses mécanismes et ses putains de barrières, de saboter toutes les lois qui vont avec et notamment celle de la propriété privée.

Parce qu’il est essentiel qu’il y ait, à la Boissière, des lieux libres de résistance et de vie de quartier et que l’État resserre l’étau progressivement sur nos libertés, nos droits, nos rêves… Concrètement, à la Boissière on citera, la fermeture des animations pied d’immeuble, les infinies demandes d’autorisations pour faire des repas de quartiers, le rachat des commerces par des agences immobilières et des banques, les allées et venues régulières des voitures de keufs, le nettoyage permanent de nos rues…


Juin 2009 - On nous expulse, nous resterons

La juge, l’huissier et toute la clique (rrrrr) ont décidé de nous expulser sans délais. À peine le temps de ranger nos affaires et une armada de flics sera là, devant notre porte dans les jours qui viennent, sûrement tôt le matin.

Nous serons là à l’intérieur et nous vous attendons dans la rue. Au moment de l’expulsion, nous vous invitons à vous mobiliser, à laisser exprimer vos révoltes et votre soutien. Il faut faire du bruit, sortez vos casseroles et vos instruments…


On ne nous dira pas comment il faut vivre. Nous déciderons par nous-mêmes. Même s’ils prennent nos maisons, ils ne prendront ni nos âmes ni nos armes. S’ils nous sortent, nous serons tous dehors, tous à la rue. Nous marcherons ensemble et nous prendrons d’autres lieux. Nos quartiers appartiennent à ceux qui y vivent et pas aux promoteurs immobiliers qui veulent y faire du profit.

Comme à Croix-de-Chavaux, un autre lieu d’organisation, La Clinique, (42 bld Chanzy) est menacée d’expulsion. Si nos dates de comparution au tribunal, de rendu de procès et d’expulsion sont les mêmes, c’est parce qu’ils veulent couper les liens entre les quartiers. Organisons-nous pour les en empêcher.

Nous occuperons, nous resterons
à la Boissière comme à Croix-de-Chavaux.


Lundi 29 juin 2009 – 1re journée expulsable - Rue de la Demi-Lune
On vide notre grenier sur le trottoir d’en face : Venez vous servir.
L’huissier est passé pour nous demander de partir. Nous avons refusé. La prochaine visite, ça sera la police. Des Biomans et un Jedi collés sur le portail veillent sur la maison… Les barbecues et les festivités continuent. Restons alertés.

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