Les Indes les boss !

Publié le par la Rédaction

Les caméras encore détruites à Sartrouville

Des projectiles ont été tirés dimanche soir sur trois caméras de vidéosurveillance à Sartrouville. Les prochains appareils installés seront blindés, pour résister aux balles.

Les caméras de la cité des Indes à Sartrouville (Yvelines) ont encore une fois été visées par des tirs d’arme à feu dans la nuit de dimanche à lundi. Vers 23 heures, avenue de l’Europe, un scooter s’arrête devant l’œil électronique, réparé il y a trois semaines. Les deux hommes juchés sur la machine ont pris le soin d’enfiler une cagoule.

L’un des deux met pied à terre et braque un pistolet de calibre 22 long rifle en direction de la caméra. Le premier objectif rend l’âme. Le scooter fait le tour de la cité et deux autres caméras sont détruites selon le même procédé. Dans le bureau de la police municipale, l’opérateur assiste impuissant à la scène. «Il n’a pas eu le temps de réagir entre la première et la dernière dégradation ; il ne s’est passé que quelques instants, précise le maire, Pierre Fond (UMP). Ces caméras appartiennent au Logement francilien. Les nôtres sont désormais blindées.»

Le scooter sera retrouvé incendié un peu plus loin afin d’éviter que les forces de l’ordre réalisent le moindre prélèvement qui permettrait de remonter jusqu’aux auteurs.


Au mois d’avril dernier, une demi-douzaine de caméras avaient déjà été détruites par un duo à scooter armé d’un fusil. Les hommes du commissariat pensaient tenir une piste. Mais les nouvelles dégradations ont réduit leurs espoirs à néant. Ils vont aujourd’hui tout recommencer pour arrêter les coupables. «Ce n’est pas une affaire simple, précise une source proche de l’enquête. Il y a de nombreux suspects dans ce quartier et les raisons de casser les caméras ne manquent pas.»

Hier, l’édile ne cachait pas sa colère. «C’est insupportable, s’indigne-t-il. Nous avons commencé un mouvement de réappropriation de ce quartier qui est aux mains des délinquants. On les dérange et ils passent à l’action.» Le maire avance que les tirs sur les caméras sont le fait de délinquants «organisés et efficaces». «Ils nous prennent de vitesse, mais on ne va pas laisser les choses comme ça. Je veux de l’action ! On va trouver une réponse pour les contrer parce qu’on le doit aux habitants du quartier.»

Dans un avenir proche, de nouvelles caméras, blindées cette fois-ci, devraient remplacer les anciens modèles.

Leur presse (Julien Constant, Le Parisien), 30 juin 2009.


Des coups de feu tirés sur les caméras

Onze caméras de vidéosurveillance ont été détruites à Sartrouville en l’espace d’une semaine. Dimanche soir, trois ont encore été la cible de tireurs qui circulaient à scooter.

Qui en veut au système de vidéosurveillance de Sartrouville ? Dimanche soir, trois caméras ont été détruites. En une semaine, pas moins de onze ont été dégradées, certaines deux fois de suite.

Aux environs de 22h25, dimanche, trois caméras de surveillance ont été atteintes par des tirs de fusil de chasse, sur la place Nationale, dans le quartier du Vieux-Pays.

Les auteurs de ces dégradations opéraient casqués depuis un scooter. Peu après les faits, la police a contrôlé deux individus à proximité, mais ils n’ont pas été placés en garde à vue.

Vendredi soir, une caméra située sur l’avenue de l’Europe avait été touchée, cette fois par une décharge de chevrotine. Le week-end dernier, c’était déjà la vidéosurveillance de la place Nationale qui avait été la cible des délinquants. Aussitôt remplacé, le matériel n’aura pas terminé la semaine.

D’après une source proche du dossier, il est difficile pour l’heure de se faire une idée sur les motivations des auteurs de ces dégradations. «On ne sait pas si c’est pour protéger un trafic ou simplement de la provoc.»

Pour Pierre Fond (UMP), le maire de Sartrouville, quel que soit le mobile, la réponse est claire : «On va remplacer le matériel détruit par du plus résistant. Il y a des modèles qui résistent aux balles. Il est impératif de le réinstaller.»

Pionnier en la matière, Sartrouville s’est doté depuis douze ans d’une cinquantaine de caméras de vidéosurveillance. «Nous allons rétablir notre système de sécurité, voire le renforcer, affirme l’édile, qui voit dans ces actes de vandalisme une justification de son action. Visiblement, si on les détruit, c’est que ces caméras gênent. C’est la preuve qu’elles servent. Et, de toute façon, il n’est pas question d’abandonner les habitants et ces territoires à des délinquants.»

Leur presse (Matthieu Suc, Le Parisien), 31 mars.

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