Anti-Otan Strasbourg : Quel est l'état des libertés publiques dans ce pays ?

Publié le par la Rédaction

Anti-Otan : Un rapport
sur les atteintes aux libertés publiques


«Regard sur la répression, avant, pendant et après le contre-sommet de l’Otan 2009». Tel est l’intitulé d’un rapport de 115 pages, publié par la Legal Team, un groupe informel de soutien juridique aux militants anti-Otan, et qui a été présenté hier à Strasbourg.

Dans ce document ont été compilées toutes les atteintes aux libertés relevées par le groupe : insultes gratuites, menaces et intimidations lors des contrôles d’identité, confiscation de drapeau ou de petit matériel anti-Otan, fichage des empreintes et de l’ADN des militants, tout ceci à partir de témoignages multiples, de communiqués et d’articles de presse.

«Empêcher les gens de manifester»

Pour la Legal Team, «l’objectif des autorités était d’empêcher les gens de manifester». Elle dénonce la répression policière et l’importance des interpellations du 2 avril qui a «créé le chaos», les policiers se trouvant dans l’incapacité «de notifier toutes les gardes à vue» et «de mettre en place l’assistance d’un avocat dès la première heure». Les avocats commis d’office, «pas assez nombreux», n’avaient pas non plus «la possibilité de s’isoler avec leur client», faute de locaux disponibles.

L’organisation note également que des femmes ont été fouillées par des hommes et que des mineures ont été obligées de se déshabiller. Et, selon le rapport, une soixantaine de personnes interpellées ont été regroupées dans une pièce non aérée, sans boisson ni repas et sans pouvoir se rendre aux toilettes.

«Déficher» les militants

«Quel est l’état des libertés publiques dans ce pays ?, s’interroge un membre de la Legal Team. Après les banlieues en 2005, l’affaire de Tarnac, le Sommet de l’Otan à Strasbourg et aujourd’hui la crise, qui accentue les problèmes sociaux, on est en droit de se poser la question.»

L’organisation a indiqué avoir transmis ce rapport au Mouvement pour la Paix, en vue de lui donner des suites judiciaires. Elle entend aussi obtenir, par une démarche auprès du procureur de la République de Strasbourg, le «défichage» des militants.

Enfin, elle a réaffirmé son soutien aux manifestants poursuivis ou emprisonnés, condamnés ou en attente d’être jugés. Comme les trois jeunes Tourangeaux, libérés le 7 mai pour vice de procédure et qui doivent être jugés lundi par le tribunal correctionnel de Strasbourg.

Leur presse (L’Ascace), 20 juin 2009.


Sommet de l’Otan à Strasbourg :
publication d’un rapport sur les entraves aux libertés


La Legal Team, groupe informel de soutien juridique aux militants anti-Otan, estime que les autorités ont tout fait pour empêcher les personnes de participer à la manifestation de lOtan à Strasbourg les 4 et 5 avril dernier, dans un rapport présenté vendredi à la presse.

Insultes gratuites, menaces et intimidations lors des contrôles d
identité, fichage des empreintes et de lADN des militants : dans son rapport intitulé «Regard sur la répression», la Legal Team considère quà loccasion du sommet «lobjectif des autorités nétait pas de rechercher des coupables mais dempêcher (les personnes) de manifester».

«Mes stylos ont été confisqués, car considérés comme une arme», est l
un des nombreux témoignages qui viennent étayer le document de 114 pages.

Un porte-parole a également jugé paradoxale «la mise en place d
un système répressif performant» de la part des autorités en proie à dimportantes difficultés le soir du 2 avril après larrestation de plusieurs centaines de manifestants aux abords du centre-ville qui protestaient contre la mort dun militant au sommet du G20 de Londres.

Ce soir-là, face à l
afflux de personnes, la Legal Team, qui cite des témoignages, estime que la police se trouvait dans limpossibilité de mettre en place les gardes à vue et de notifier à ces personnes leurs droits, notamment la présence dun avocat dès la première heure. (…)

Leur presse (L’Alsace), 19 juin.

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