Coupat sort jeudi

Publié le par la Rédaction

Le parquet de Paris ne s’oppose plus
à la remise en liberté de Julien Coupat


Le parquet de Paris ne soppose plus à la remise en liberté de Julien Coupat, considéré comme le responsable dune cellule qualifiée danarcho-autonome à lorigine dactes de malveillance contres des lignes TGV de la SNCF, a-t-on appris mercredi soir de source judiciaire.

Écroué depuis le 15 novembre dernier à la prison parisienne de la Santé, Julien Coupat a été entendu mercredi après-midi par le juge d
instruction en charge de cette affaire. Sa remise en liberté pourrait intervenir jeudi, précise-t-on de source judiciaire.

Julien Coupat est mis en examen pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste» et «direction dune structure à vocation terroriste», des chefs passibles de la cour dassises. Il a toujours protesté de son innocence.

On explique de source judiciaire que le juge d
instruction avait demandé mardi au parquet de se prononcer sur une éventuelle remise en liberté de Julien Coupat. Le parquet ne sy pas opposé à lissue de laudition mercredi, estimant quil ny avait plus de risques de «concertation frauduleuse» entre les neuf personnes mises en examen ni de risques de pression sur les témoins.

Le parquet s
était jusquà présent opposé plusieurs fois à la remise en liberté. Les avocats de Julien Coupat et des autres mis en examen ont toujours dénoncé une «instrumentalisation politique» de ce dossier.

Leur presse (AP), 27 mai 2009 - 21h59.


Julien Coupat va être remis en liberté

La libération de Julien Coupat serait «imminente». «Son paquetage est prêt. Sa fouille est prête. Son pécule est prêt», indique un surveillant de la maison darrêt de la Santé, où celui qui est présenté comme «le leader du groupe de Tarnac» est incarcéré depuis six mois.

Le juge antiterroriste Thierry Fragnoli, chargé de l
enquête sur des sabotages de lignes TGV à lautomne 2008, la entendu toute la journée en présence de son avocate, Me Irène Terrel. Il devrait rendre son ordonnance dans la foulée.

Mis en examen, avec huit autres personnes, pour «destructions et association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste», Julien Coupat était, dans ce dossier, le dernier à être encore incarcéré. Les enquêteurs le présentent comme le leader d
un groupe dactivistes de lutra-gauche qui, installé dans le village Corrézien de Tarnac, sapprêtait fin 2008 à se lancer dans des actions terroristes. Une «pathétique allégation», selon Julien Coupat, qui sest longuement exprimé dans une interview publiée il y a deux jours dans Le Monde.

Au vu du dossier remis au Parquet mardi soir par le juge d
instruction, le Procureur de la République a estimé que la détention nétait plus nécessaire et quil ne sopposerait pas à une remise en liberté. Certains critères justifiant la détention, comme le risque de pression sur témoins, nexistent plus, tous les protagonistes ayant été entendus dans ce dossier. À Paris, le 28 avril, puis à Rouen, le 18 mai, quatre personnes considérées comme des proches des «neuf de Tarnac» ont été interpellées et longuement auditionnées dans le cadre de lenquête. Elles ont été libérées sans quaucune charge ne soit retenue contre elles. «La prolongation de ma détention est une petite vengeance», proclamait Julien Coupat dans son interview. La pique, violente, pourrait avoir fait mouche.

Leur presse (Élisabeth Fleury, Le Parisien), 27 mai - 21h29.

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