26 mai 2009, que se passe-t-il ?

Publié le par la Rédaction


Le Syndicat CNT des Travailleurs et travailleuses de l’éducation de l’Isère n’appelle pas à la journée d’action et de mobilisations du 26 mai 2009.

Alors que suite aux journées de grève de janvier et de mars et face aux attaques patronales sous couvert de crise, on s’attendait à la construction d’un mouvement de grève capable de briser l’élan libéral et nous permettre d’imposer une redistribution réelle, juste et égale, des richesses, les bureaucraties syndicales ont choisi le camp de la mascarade et du patronat en appelant à la mobilisation les 1er et 26 mai et le 13 juin, ce sans appel à la grève ! Méprisant de cette façon jusqu’à leurs propres militants et militantes qui, eux, elles, s’exposent tous les jours dans un contexte de plus en plus répressif.

Nous refusons de participer à cet enterrement et de cautionner cette énième défaite voulue et assumée sous prétexte d’unité.

L’unité oui, mais entre nous, travailleurs, travailleuses, chômeurs et chômeuses, du public ou du privé, avec ou sans-papiers. Parce que nous estimons que l’exploitation a assez duré, parce que nous en avons marre de travailler toujours plus vite et plus dur pour augmenter leurs profits, parce que nous avons droit à une santé, à une éducation et à des transports publics et gratuits, parce que tout le monde doit pouvoir circuler et s’installer librement dans un monde sans patries ni frontières, pour toutes ces raisons et bien d’autres encore nous appelons au développement d’un syndicalisme de classe, révolutionnaire, anticapitaliste et anti-autoritaire, seul capable de renverser le rapport de force et mettre un terme au chantage à la crise et aux politiques de destruction sociale qui l’accompagnent.

CNT éducation 38, 26 mai 2009.


Publié dans Colère ouvrière

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