La police éborgne à Villiers-le-Bel

Publié le par la Rédaction

Deux jeunes grièvement blessés à l’œil
à Villiers-le-Bel, l
IGPN saisie

Deux jeunes ont été grièvement blessés à l’œil samedi soir à Villiers-le-Bel (Val-dOise) où des violences ont éclaté entre plusieurs groupes de jeunes et la police, blessant légèrement cinq policiers, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Le parquet de Pontoise a saisi mardi l
Inspection générale de la police nationale (IGPN, la police des polices) pour savoir dans quelles circonstances les deux habitants ont été touchés.

Plusieurs affrontements entre jeunes et forces de l
ordre ont éclaté en différents quartiers de Villiers-le-Bel samedi soir. Au cours de ces violences, cinq policiers ont été légèrement blessés par des tirs de projectiles, avait indiqué dimanche une source policière à lAFP.

Deux habitants de 21 ans et 31 ans ont aussi été grièvement blessés à l
’œil, a précisé une source judiciaire, confirmant une information du Parisien de mardi.

L
habitant de 31 ans «dit quil mangeait un sandwich dans la rue quand des forces de lordre sont arrivées», a expliqué à lAFP son avocate, Me Caty Richard. «Il a alors été touché à l’œil par ce quil dit être une balle sans quon sache si cest une balle, un flash-ball ou un gomme-cogne», ajoute-t-elle.

Le jeune homme qui a définitivement perdu son œil a été entendu par les policiers de la Sûreté départementale lundi soir. Il devait être opéré mardi matin à l
hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris pour lui enlever l’œil touché et le remplacer par une prothèse.

«Je veux qu
il soit entendu comme une victime, quil y ait une réelle investigation et pas quon parte du principe quil était opposé aux forces de lordre», a réagi Me Caty Richard.

Le deuxième habitant touché qui a aussi perdu l
usage de son œil a également été entendu par la Sûreté départementale, selon la source judiciaire.

Les affrontements entre jeunes et policiers sont réguliers à Villiers-le-Bel depuis la mort en novembre 2007 de deux adolescents tués dans la collision de leur moto avec une voiture de police et les deux nuits de violences qui s
en étaient suivi.

Leur presse (AFP), 12 mai 2009.


Deux habitants de Villiers-le-Bel
grièvement blessés ce week-end


Samedi soir, deux habitants de Villiers-le-Bel ont été gravement blessés à un œil lors des échauffourées entre la police et des jeunes. Des pierres et des tirs de flash-ball avaient été échangés.

La tension est de nouveau très vive à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise). La ville, qui avait connu des émeutes d’une violence sans précédent après la mort de deux adolescents dans la collision de leur mini moto avec une voiture de police en novembre 2007, a encore été secouée par des affrontements entre des jeunes et les forces de l’ordre, samedi soir.

Des échauffourrées qui ont fait cinq blessés légers parmi la police et les CRS. Deux jeunes de 21 et 31 ans ont quant à eux été grièvement blessés. Chacun d’eux a perdu un œil. Alexandre a été opéré dimanche après-midi à l’hôpital des 15-20. Bruno, le second, passe au bloc opératoire de la Pitié-Salpêtrière ce matin.


Les incidents se sont déroulés en trois temps. Un premier incident s’est déroulé au cœur de la ZAC derrière les murs de Monseigneur. Une patrouille de CRS caillassée par de jeunes adolescents. Puis, deuxième temps, ils sont pris à partie au pied des Bleuets, une barre de 230 logements, quelques minutes plus tard. Le commissariat est alors appelé par des habitants qui se plaignent du bruit d’un groupe assemblé pour un barbecue sous leurs fenêtres. Les policiers sont accueillis par des jets de pierre, des bouteilles et même des éléments de barbecue. Ils rétorquent par des gaz lacrymogènes et des tirs de flash-ball. Au total, les trois scènes de violences «ne durent pas plus d’une demie heure» mais le dernier affrontement est «très dense».

Les deux jeunes blessés, hospitalisés dans la foulée, affirment avoir été touchés alors qu’ils ne faisaient pas partie des fauteurs de trouble et refusent d’être mis dans le même lot. «Si effectivement l’intervention a eu lieu dans un contexte difficile, mon client ne doit pas moins être considéré en premier lieu comme une victime», insiste Caty Richard, l’avocate de Bruno. Une enquête a été confiée à la Sûreté départementale et un médecin expert devra examiner les victimes pour savoir si une arme de la police a pu causer de telles blessures et, si oui, quelle arme.

Leur presse (Aurélie Foulon, Le Parisien), 12 mai.

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