Colère prolétarienne, suite : EDF, Midi-Pyrénées

Publié le par la Rédaction

Des hommes encagoulés
saccagent les locaux d’ERDF


Dans limpasse depuis plus dun mois, le conflit social a entraîné plusieurs actions commando dont la dernière hier après-midi.

Le conflit social s
enlise à ERDF (Électricité réseau distribution France), filiale dEDF en passe de perdre 526 emplois sur les 27 sites de la région Midi-Pyrénées, selon les syndicats (notre édition du 24 avril). Hier, vers 15h30, une cinquantaine dhommes cagoulés ont investi le quatrième étage de la direction régionale, rue Sébastopol, quartier Compans-Caffarelli, à Toulouse. La suite des événements fait lobjet de versions divergentes.

«Des individus sont entrés cagoulés, témoigne une employée. Certains semblaient avoir trop bu. Ils ne sont restés que quelques minutes mais ils ont cassé les vitres, jeté des ordinateurs, des imprimantes et des dossiers par les fenêtres. Personne n
a été violenté mais on a eu très peur. On a préféré sortir pour éviter que ça senvenime.»

Une autre s
emporte : «Il faut rappeler que tous nos emplois sont protégés, quil ny a aura pas de licenciements. Franchement, par rapport à tout le chômage qui sévit actuellement, on nest pas les plus malheureux.»

De leur côté, les syndicats relativisent le saccage. «Le personnel est effectivement monté dans les étages, confirme Marc Courdés, de la CGT Mines-Énergie. Mais, il y a juste eu quelques papiers qui ont volé, quelques courants d
air.»

À l
origine de cette action commando … les précédentes dégradations sur le site ERDF des Sept-Deniers, de Saint-Alban, et il y a une semaine, déjà, à Compans. Malgré la difficulté détablir les responsabilités à cause des cagoules, la direction a porté plainte à lencontre de plusieurs personnes. Et hier matin quelques «suspects» devaient être reçus, rue Sébastopol, pour des entretiens préalables à des sanctions disciplinaires, sur un site bloqué par les grévistes depuis plusieurs jours.

«Nous avons demandé à être reçus en délégation syndicale par la direction, précise Marc Courdés. Elle a refusé. C
est ensuite que se sont produits les incidents. La direction a perdu une journée. Plutôt que de convoquer des gens, elle aurait mieux fait de nous recevoir.»

En fin d
après-midi, hier, la sortie des locaux sest faite dans le calme, sans que la police nait à intervenir. Mais les événements de la journée alourdissent un peu plus un climat social qui semble dans limpasse depuis plus dun mois.

Leur presse (La Dépêche du Midi), 29 avril 2009.

Publié dans Colère ouvrière

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