1er Mai 2009 : La peur doit changer de camp !

Publié le par la Rédaction

«Nous ne sommes plus des moutons mais des lions»

Voilà une phrase que nous aimerions voir en tête des manifestations du 1er Mai, sur les banderoles unitaires du cortège intersyndical. Prononcées par Xavier Mathieu, délégué syndical CGT de Continental, ces paroles sont représentatives des luttes actuelles des travailleurs, du public comme du privé, de Molex, Caterpillar, FM Logistic, Scapa, Sony, 3M et autres Faurecia, des hôpitaux aux universités, de tous ceux et celles qui doivent faire face à la violence des attaques de l’État et du patronat.

Aujourd
hui il nexiste pas un secteur épargné par les licenciements, la remise en cause des acquis sociaux, la course à la rentabilité, ou la répression à lencontre des «contestataires». Il nexiste pas un droit qui ne soit pas aujourdhui battu en brèche par ceux qui nous dirigent politiquement comme économiquement.

La CNT a toujours défilé le Premier Mai et elle le fera bien entendu encore cette année. Mais au-delà de la manifestation symbolique de commémoration des premiers temps du syndicalisme, au-delà de cette journée de fête des travailleurs — et non du travail comme l
a institué Pétain en 1941 et continuent de lappeler nos gouvernants aujourdhui encore — la CNT participera à ces défilés avec pour volonté quils ne soient quune étape. Une étape vers une grève interprofessionnelle reconductible, seul moyen à notre sens de mettre un coup darrêt aux attaques patronales et gouvernementales.

Les journées de grève de janvier et mars, isolées et sans suite, n
ont rien changé. Les licenciements continuent de se succéder, les salaires stagnent, les conditions de travail se détériorent, les libertés sont bafouées, les immigrés sont traqués, le système de santé écrasé, léducation déstructurée…

La seule réponse que proposent les bureaucraties syndicales CGT, CFDT, etc. est de soutenir du bout des lèvres leurs adhérents «trop agités», de leur demander de lutter au cas par cas, en évitant les débordements, chacun dans son coin, isolé et affaibli.

L
enjeu nest plus de nous défendre, de savoir si on recule dun pas ou de deux, mais de reprendre loffensive. Il nous faut imposer enfin ce rapport de force qui nous permettra de mettre au pas le capitalisme et sa logique dexploitation et de destruction. Pourquoi ceux qui produisent chaque jour les richesses que saccaparent quelques-uns devraient continuer de céder ou de fléchir ? Sans les travailleurs, les patrons et lÉtat ne sont rien. Ils ne sont que des sangsues, des parasites qui sengraissent sur notre dos et nous jettent quelques miettes à la figure pour nous faire patienter. Fini le dialogue social de sourd, fini les rencontres à lÉlysée et les négociations au rabais avec le Medef, la CGPME et consorts.

L
heure est à un syndicalisme de lutte de classe, autogestionnaire et offensif : la peur doit changer de camp !



Manifestations dans le Jura
— à Champagnole : 9h30 au Mont Rivel,
— à Lons-le-Saunier : 10h place de la Liberté,
— à Dole : 10h avenue de Lahr,
— à saintClaude : 10h devant la sous-préfecture.

Publié dans Colère ouvrière

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