Communiqué de la CNT 25 suite au contre-sommet de Strasbourg

Publié le par la Rédaction


Le marché de la mort est un secteur de croissance financière, surtout en temps de crise. Ce ne sont pas les vendeurs d’armement qui peuvent dire le contraire, les Dassault-Lagardère-et-consorts aux sanglants profits si conséquents. Ceux par qui passe la relance économique selon l’administration Sarkozy, et dont les contrats seront multipliés par le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN.

Les chefs de guerre de l’Organisation se sont réuniEs à Strasbourg et à Baden Baden les 2-3-4 avril 2009, pour le soixantième anniversaire du Traité.

La CNT 25 a participé au contre-sommet qui se déroulait sur la semaine dans la ville en état de siège, contre la guerre certes mais aussi contre l’impérialisme, le capitalisme et les choix politiques du gouvernement qui convergeaient à cette occasion.

Le village autogéré, les liens chaleureux avec les riverainEs et les quartiers populaires, et les rencontres entre cénétistes de diverses régions ou d’autres camarades et de façon internationaliste, resteront d’agréables souvenirs pour la suite de nos combats. Les échanges et la solidarité dans les circonstances traversées sont de ces pratiques qui nous rendent plus forts dans les luttes qui nous unissent.

La version médiatique de l’événement n’a toutefois grandement été que la reprise du discours officiel, en provenance du ministère de l’Intérieur. Du silence à la désinformation, nous n’y avons pas retrouvé la réalité de ce que nous avons vécu durant une semaine.

Car derrière les belles images télé, à la gloire des mondanités présidentielles et des diversions de la pensée sur la nébuleuse des «casseurs», nous pouvons témoigner du fait que les opposantEs à la stratégie guerrière du pouvoir ont été traitéEs pire que des chiens, dans l’indifférence quasi-générale.

Ainsi nous dénonçons et condamnons à notre tour les méthodes militaro-policières, de leurs provocations à leur violence en passant par leur harcèlement, leur surveillance et leur basse panoplie autoritariste.

CertainEs de nos militantEs et camarades ont également subi la répression aveugle du régime : coups, blessures, gazages et tirs en rafales, rafle, fichages de masse, gardes à vues ou rétentions illégales, violations des libertés et des droits de l’Homme, interdiction de solidarité et de manifester, contrôles systématiques, humiliations et intimidations, saisies de matériel vidéo, etc.

Cette machine de guerre du dispositif sécuritaire, à la solde de l’ordre du régime, c’est l’arsenal qu’affrontent et affronteront les contestataires, les démuniEs et prolétaires en révolte contre un système qui les exploite et les opprime. Il s’agit de la connaître, de la faire connaître et de la combattre avec le capitalisme qu’elle protège. Nous nous y emploierons sous toutes les formes possibles (soirée-débat, brochure, articles, etc.), et réaffirmons notre solidarité avec le village autogéré, les blesséEs et les prisonnierEs politiques encore détenuEs.

Publié dans Colère ouvrière

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