Pour un 1er Mai de lutte de classe !

Publié le par la Rédaction


Nous ne paierons pas leur crise !!!

La crise actuelle du capitalisme met aujourd’hui les travailleurs devant deux options bien définies : continuer de subir un système économique et social inégalitaire et autoritaire, ou construire des résistances pour imposer une redistribution réelle, juste et égale, des richesses et faire respecter nos acquis, nos droits et nos libertés.

Nous, syndicalistes révolutionnaires, anarcho-syndicalistes et syndicalistes de luttes de classe, avons clairement fait notre choix. Nous refusons de continuer à négocier nos défaites et, au contraire, nous voulons organiser nos victoires. Pour cela, les grèves générales interprofessionnelles et reconductibles, comme elles s’esquissent actuellement dans certains pays, sont nécessaires pour faire plier nos dirigeants économiques et politiques. La solidarité internationale sans faille de tous les travailleurs, du Nord comme du Sud, de l’Ouest comme de l’Est, est le garant pour ébranler le système politique et économique capitaliste qui écrase sauvagement et quotidiennement nos droits et nos libertés.

Il est de la responsabilité des organisations syndicales combatives de tout faire pour renverser le rapport de force et mettre un terme au chantage à la crise et aux politiques de destruction sociale qui l’accompagnent. L’heure n’est plus aux complaintes sur les «excès du libéralisme» ou à la «réforme par la négociation», l’heure n’est plus à l’alternance politique, l’heure n’est plus au «dialogue social» truqué et complaisant, non, l’heure est à la mobilisation !

Parce que nous estimons que l’exploitation a assez duré, parce que nous en avons marre de travailler toujours plus vite et plus dur pour augmenter leurs profits, parce que nous réclamons le droit à une santé, à une éducation et à des transports publics et de qualité, parce que nous réclamons le droit pour tous de circuler librement dans un monde sans patries ni frontières, pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, nous appelons à la construction d’un syndicalisme de classe, révolutionnaire, anticapitaliste et anti-autoritaire, anticolonialiste et anti-impérialiste, seul capable de renverser le rapport de force.

Car nous affirmons, sans détour ni complexe, que le fondement de toutes les crises économiques, sociales, écologiques ou internationales n’est autre que le capitalisme. Car nous affirmons que derrière la logique de profit se profile une logique de mort. Arrêtons le capitalisme tant qu’il en est encore temps ! Luttons par la lutte syndicale et sociale pour imposer un autre modèle de société, plus libre et plus juste, pour que notre avenir ne soit pas notre présent en pire !

CNT (France) Solidaridad Obrera (Espagne) ASSI (Espagne) SAC (Suède) Luta Social (Portugal) ASOINCA (Colombie) CGT (Espagne) ODT (Maroc) Initiative des Travailleurs - IP (Pologne) USI (Italie) SISA (Italie) FOB (Argentine) ANDCM (Maroc) ESD (Maroc-Rif)  USTKE (Kanaky) NGWF (Bangladesh) CLA (Algérie) Collectif des Femmes Kabyles - ACFK (Kabylie) ESE (Grèce) SINALTRAINAL (Colombie) CSP (Cameroun) CGT CI (Côte d’Ivoire) IWW (États-Unis et Grande-Bretagne) Commission syndicale Voie Démocratique (Maroc) UNSTB (Bénin), 18 avril 2009.

Publié dans Colère ouvrière

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