Manifestations anti-Otan à Strasbourg : 100 policiers blessés

Publié le par la Rédaction


Une centaine de policiers ont été blessés en marge des manifestations anti-Otan à Strasbourg, a affirmé lundi le syndicat de police "Synergie Officiers", révisant à la hausse un bilan officiel qui évoquait 15 blessés parmi les forces de l'ordre et les pompiers.

"Une centaine de policiers ont été blessés, la plupart légèrement, par des jets de projectiles" au cours de ces manifestations, indique dans un communiqué Jean-Pierre Di Egidio, secrétaire régional Alsace-Lorraine de "Synergie Officiers" en louant "le courage déployé par les forces de sécurité".

"Un officier de CRS a les ligaments du bras écrasés, ce qui prouve, si besoin, la violence des affrontements", selon ce responsable du deuxième syndicat d'officiers de police, affilié à la CFE-CGC.


Un bilan officiel diffusé dimanche par la préfecture du Bas-Rhin faisait état d'un total de 49 personnes blessées légèrement, dont 15 parmi les forces de l'ordre et les pompiers.

Concernant l'incendie de l'hôtel Ibis par des manifestants, le syndicat précise qu'il s'agissait "d'un bâtiment placé sur l'itinéraire de la manifestation et qui avait été réquisitionné pour héberger des policiers lors du sommet".

Selon le syndicat, cela "prouve bien la volonté des casseurs, qui les avaient repérés, de se +faire du flic+ et de détruire tout ce qui s'y rattache".

Au cours de violents incidents dans le quartier de l'Europe, des journalistes de l'AFP avaient vu des casseurs encagoulés incendier et piller en l'espace de près d'une heure et demie cet hôtel, un ancien poste frontière désaffecté, une pharmacie, une station-service et une chapelle.

Selon M. Di Egidio, l'action des forces de l'ordre, qui "ont protégé Strasbourg d'un pillage en règle, force l'admiration et n'admet pas la polémique".

Le porte-parole du NPA Olivier Besancenot a affirmé lundi avoir été pris dans "une vraie souricière" à Strasbourg, accusant les autorités d'avoir "tout fait" pour que la manifestation "parte en schweppes".

Dans un communiqué, le Mouvement de la paix, organisateur de la manifestation, a pour sa part estimé que "le préfet et la ministre de l'Intérieur, qui ont volontairement maintenu les manifestants dans un étau qui a mis la vie de milliers de manifestants en danger, portent une grande responsabilité".

Presse jaune (AFP), 6 avril 2009.

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