Un syndicat, ça combat !

Publié le par la Rédaction



Appareils syndicaux contre la lutte ?

Dans l’Éducation nationale, nous connaissons un mouvement sans précédent autant par sa force (plus de 80% de grévistes dans le primaire le 20 novembre) que par ses formes d’actions (nuits des écoles, écoles occupées par des parents, banderoles, multiplications de collectifs locaux, lettres de désobéissance…).

Non seulement nous savions qu’un tel mouvement ne pouvait être impulsé par les appareils syndicaux (les bureaucrates nationaux étant bien loin des réalités de terrain, plus habitués qu’ils sont aux salons du ministre qu’aux AG dans une école), mais en plus ceux-ci agissent clairement contre la volonté des personnels et des parents de conserver un véritable service public d’éducation. En effet depuis le 20 novembre, il n’y a eu aucune journée de grève nationale dans l’Éducation qui aurait dû permettre la mise en lumière de l’importance du mouvement. La FSU se cache derrière l’interprofessionnel sur lequel elle n’a que peu de prise pour justifier cet abandon.

Nous connaissons la méfiance des «chefs syndicaux» pour les collectifs locaux, alors lorsque se présente la volonté de faire émerger un organe démocratique au niveau national (AG nationale), les appareils nationaux mettent tout en œuvre pour en briser l’action. L’exemple est sous nos yeux : la FSU avait connaissance depuis le 24 janvier que l’AG nationale appelait à se mobiliser le 10 mars, cependant rejointe par les collectifs du Supérieur, la FSU (sous couvert de convergence avec l’Université dont les personnels sont en grève reconductible !) n’appelle pas à cette date, mais au 11 mars, un mercredi…

Face à cela, les syndiqués de base de la FSU et des autres syndicats sont désarçonnés. Notre meilleure réponse sera toujours de poursuivre un travail commun dans les collectifs locaux avec tous les personnels, syndiqués ou non, pour faire vivre une vraie démocratie directe et donc un espoir de victoire.

Classes en lutte no 101, avril 2009
Bulletin de la fédération CNT
des travailleurs et travailleuses de l’éducation.


Publié dans Colère ouvrière

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