Droit de réponse

Publié le par la Rédaction


«Suite à votre article “Presse, police : même combat ?” publié le 4 février sur votre site “Jura libertaire” reprenant l’un de mes billets d’humeur et l’une de nos photos, je tiens à faire valoir mon droit de réponse. Mes propos ont été détournés et sortis de leur contexte afin de mieux alimenter une thèse qui vous est propre et que je ne peux que respecter. Au-delà de votre réflexion sur le combat mené par les policiers et les gendarmes —garantir l’ordre public, poursuivre les voleurs, coller des contraventions, arrêter les sans-papiers et leurs enfants à la sortie des écoles, repérer les manifestants (pour mieux les ficher ?) au gré des défilés— qu’a pu vous inspirer à mon papier “Même combat, même patron”, je ne peux en revanche rester sans rien dire quant au “matraquage journalistique” dont vous parlez, rangeant les journalistes et la “localièrE” que je suis, d’office, du côté de la police. Peu importe le côté dont je me trouve d’ailleurs, personnellement parlant. Professionnellement, j’essaie, au mieux, d’être impartiale (voir votre article du 6 janvier 2009 : <http://juralibertaire.over-blog.com/article-26479459.html>).
Or, vous faites croire à vos lecteurs que j’ai associé une photo prise au tribunal de Dole montrant un prévenu qui comparait détenu avec cette légende : … un homme arrive menotté entre deux… gendarmes. Normal”.
Il n’en est rien. Afin de rétablir la vérité, veuillez s’il vous plait publier la véritable légende sous la photo qui indiquait “À Dole, l’augmentation des infractions à la législation sur les stupéfiants est de plus de 40%”. Cela change tout évidemment…
Reste à préciser le contexte dans lequel le billet “Même combat, même patron” a été écrit. Tout “burlesque”, soit-il, selon vos propres mots. Suite au papier sur la délinquance à Dole, les policiers de Dole se sont en effet émus de ne pas être sur la photo alors que je parlais d’eux. Coups de téléphone du commissariat puis des militaires qui me rappellent qu’ils ne sont pas “blancs bonnets” et “bonnets blancs”. Visiblement, il y a des tensions à cause de la réforme qui prévoit leur fusion au sein d’un même ministère. Comme une spéciale dédicace à leur intention, ce billet indiquait (ou tentait d’indiquer) que les deux corps faisaient déjà “bon ménage” —du moins en apparence— en attendant leur fusion.
Tatiana Vazquez
Le Progrès - Dole»



Madame,

Votre droit de réponse est en ligne ici : <http://juralibertaire.over-blog.com/article-29237988.html>.

Vos explications sont instructives : on a encore en mémoire la menace de poursuites judiciaires brandie par le préfet Christian Rouyer à l’encontre de l
élu Patrick Viverge, suite à l’«émoi» provoqué chez les policiers dolois par la retranscription dans la presse dune déclaration employant le terme de «rafle».

Pour notre part, il s
agissait de relever le renversement de sens opéré par votre billet, dont le titre détournait un slogan des luttes sociales pour évoquer le travail des forces de répression. Hier encore, dans la manifestation lédonienne, un militant syndical a dû rappeler ses droits à un policier en civil qui avait entrepris de lui arracher son appareil photo des mains.

Peut-être vous arrive-t-il parfois de lire des journaux comme CQFD, Le Plan B, et de suivre les travaux d’Acrimed ou de l’Observatoire des libertés publiques ?

Face au «combat» quotidien mené contre nos libertés par les gardiens du pouvoir, le camp de l
égalité sociale ne peut que militer pour quun journalisme critique gagne en influence.

Meilleures salutations,

Le Jura libertaire, 20 mars 2009.

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