Dès le 19 mars, préparons la grève générale reconductible !

Publié le par la Rédaction


Ce que les luttes victorieuses de Guadeloupe et de Martinique, celles en cours à La Réunion et l’absence de résultats des fortes mobilisations de la journée d’action du 29 janvier ont montré, cest que face à un patronat qui profite de la crise pour piller largent de nos impôts, face à un gouvernement qui est plus que jamais au service des puissances dargent, arc-bouté sur l’idéologie capitaliste, une journée de grève ne suffira pas.

La CNT appelle tous les travailleurs et les travailleuses, avec ou sans emploi, à grossir le plus possible les rangs le 19 mars, afin d
exprimer lopposition la plus massive à la mafia légale qui sévit du CAC 40 à lÉlysée. Mais parce que les entreprises et leur gouvernement ne voudront rien lâcher sans pression, sans que nous leur imposions un vrai rapport de forces, il faut dores et déjà organiser la suite.

Déjà la colère gronde dans l
Hexagone. Après avoir jeté, comme de vulgaires variables dajustement, les milliers de précaires en CDD ou intérim et les salariés des sous-traitants, les entreprises profitent de la crise pour licencier à tour de bras, y compris quand elles réalisent des profits records comme Total ! Ces mêmes entreprises bénéficient des milliards dexonération, de recapitalisations sortis comme par magie du chapeau de Sarkozy, alors que depuis 20 ans, on nous parle du déficit de la Sécu, du «poids» de la dette, de la «nécessité de faire des réformes», de diminuer le nombre de fonctionnaires, de couper dans les budgets des retraites, des hôpitaux, de fermer les agences postales ou les lignes SNCF «non rentables», etc. Quand il s’agit de subventionner le patronat, le gouvernement trouve toujours des sommes astronomiques, mais les travailleurs eux devraient serrer les dents et se serrer la ceinture ?

Pour les travailleurs, chômeurs, précaires, de ce pays, et de bien d
autres, la coupe est pleine, et les mesurettes sociales annoncées par Sarkozy nétoufferont pas leur colère. Cette colère que les directions syndicales veulent à tout prix contrôler par des «journées dactions» qui leur permettent dêtre reçues à Matignon une fois le travail repris. Comme en Guadeloupe et en Martinique, comme dans les universités ou les usines fermées, nous devons nous organiser à la base en assemblées générales souveraines, dans les entreprises, les départements, pour construire la grève générale reconductible sans laquelle nous ne pourrons pas les faire plier.

Comme aux Antilles, imposons la répartition des richesses !
Grève générale reconductible !

Publié dans Colère ouvrière

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