En France comme ailleurs, nous ne paierons pas leur crise

Publié le par la Rédaction


Même massives, les journées d’action éparpillées dans l’année (revendication après revendication, région après région, secteur après secteur, entreprise par entreprise) ne servent à rien ou à pas grand chose.

Nous pouvons faire reculer le gouvernement !

Comme en Guadeloupe, nous salarié-e-s pouvons instaurer un raport de force décisif vis-à-vis de l’État et du patronat par la grève générale reconductible et interprofessionnelle.
— Pour qu’aucun revenu (salaire, allocation…) ne soit inférieur à 1600 euros net par mois,
— Pour l’augmentation du SMIC et l’abolition des hiérarchies salariales,
— Pour un chômage (total ou partiel) payé à 100%,
— Pour le plafonnement des loyers et des produits de première nécessité,
— Pour la gratuité des transports en commun et des soins médicaux,
— Pour la requalification des CDD en CDI,
— Pour la titularisation sans condition de tous les précaires du public,
— Pour la régularisation de tous les sans-papiers, solidarité de classe !
— Pour un retour aux 37,5 annuités de «cotisation retraite»…

Vers un autre futur

C’est à la base de décider de la suite à donner au mouvement et non à la bureaucratie syndicale. Aujourd’hui, un choix de société est en jeu et, pour la CNT, notre camp est clair : faire converger les luttes pour exiger une autre répartition des richesses, pour satisfaire les besoins sociaux de toutes et tous et en finir avec le capitalisme. Il faut faire converger les luttes en France mais aussi au niveau international où les luttes sociales se multiplient comme en Italie, ou en Grèce où la révolte perdure.

Face à l’impasse où nous mène le capitalisme, il est temps de changer de société, d’associer et de faire vivre égalité sociale, solidarité collective et liberté individuelle. Et, pour y parvenir, c’est sur son propre terrain qu’il faut se battre, là où se fait la production des richesses : l’entreprise. Mais cette lutte doit être une école pratique de cette autre société que nous voulons construire : autogestionnaire, émancipatrice, sans hiérarchie ni spécialistes du commandement.

Il faut alors un syndicalisme qui défende les salariéEs mais qui s’engage aussi sur une redistribution des richesses à tous les niveaux de la société (logement, éducation, santé, retraites, etc.). Un syndicalisme conscient que toutes les victimes du capitalisme de tous pays et de toutes origines mènent la même lutte. Un syndicalisme sans frontière. Un syndicalisme qui ose affirmer qu’il n’y a aucune fatalité et que l’histoire est faite de révolutions.

Chômeurs, chômeuses, précaires, salariéEs (en activité, en formation ou à la retraite) … face aux attaques de l’État et du patronat, ne te résigne pas, syndique-toi ! Et n’oublie pas : tes patrons, eux, sont syndiqués et organisés (MEDEF, CGE-PME, chambres de commerce et d’industrie, corporations artisanales…) !

Nous devons préparer la reconduction de la grève générale du 19 mars, en faisant pression sur les délégués CGT, CFDT, FO, etc. présents sur nos lieux de travail, en nous organisant collectivement sans eux quand ils sont trop mous ou quand ils sont absents, en créant des sections syndicales CNT sur nos lieux de travail et en renforçant celles qui existent, en organisant des AG dans nos entreprises, nos bureaux, nos écoles, nos quartiers…

Dès aujourd’hui préparons la reconduction de la grève générale du 19 mars.
Assemblée générale à partir de 14 heures à la Bourse du Travail
Départ en cortège de la place Verdun (Grenoble) après la manifestation

Publié dans Colère ouvrière

Commenter cet article