Étudiants et prisonniers

Publié le par la Rédaction


Le 1er février, quatre Nazairiens étaient jugés en comparution immédiate, accusés de «violences et outrages à agents» après la manifestation du 29 janvier. Deux d’entre eux sont enfermés depuis cette date à la Maison darrêt de Nantes. Dautres procès sont à venir, le 10 mars notamment pour quatre autres personnes, selon les mêmes chefs dinculpation.

Aussi, après une première soirée de soutien à l
Université de Nantes (le 10 février), puis une seconde à Rennes (le 28 février), et avant la manifestation du 7 mars à Saint-Nazaire, les étudiants ont voulu montrer encore une fois leur solidarité envers les Nazairiens enfermés et toutes les personnes victimes de la répression sociale et politique. Nous avons défilé jeudi 5 mars devant les murs de la prison en y marquant un temps darrêt. Loin dêtre solennel, cétait au contraire loccasion de sortir fumigènes, pétards et autres feux dartifice. Face à ce raffut, les prisonniers, de leur cellule, agitaient chiffons et t-shirts. Ce moment intense a donné le ton de la manif, qui avait rarement été aussi bruyante. Nous invitons donc tous les étudiants qui occupent leurs facs à suivre de pareilles initiatives.

Les prisonniers ne seront pas les oubliés des mouvements sociaux.

PIERRE PAR PIERRE, MUR PAR MUR,
NOUS DÉTRUIRONS TOUTES LES PRISONS !


Indymedia Nantes, 9 mars 2009.


Saint-Nazaire : 500 manifestants contre la répression du mouvement social

Ils étaient quelque 500, samedi après-midi, dans les rues de Saint-Nazaire, pour manifester  «contre la répression du mouvement social». Partis du tribunal, ils ont traversé la ville en passant par le Ruban bleu, avant de rejoindre la sous-préfecture. Là, une motion a été déposée, rappelant les différentes revendications. Ils réclament notamment la libération des manifestants emprisonnés, l’arrêt des poursuites judiciaires pour d’autres et la relaxe pour tous. En effet cette manifestation faisait suite à celle du 29 janvier qui s’était terminée par des affrontements avec les forces de l’ordre et l’interpellation de plusieurs manifestants.

Presse jaune (Ouest France), 7 mars 2009.



Les manifestants jugés soutenus par une manif

500 personnes ont manifesté samedi après-midi pour dénoncer les décisions de justice prises contre des manifestants. Nouveau rassemblement mardi, à 14 heures.

«Quand les forces de l
ordre tirent sur une manifestation, cest normal que la population réagisse. Quand il ny a pas de policiers en face des manifestants à Saint-Nazaire, il ny a pas de problème.» Extraits de lintervention lue avant le départ de la manifestation organisée, samedi après-midi, en soutien aux personnes qui ont été inculpées ou emprisonnées après les événements du 29 janvier. «Nous refusons la criminalisation des manifestants et exigeons la libération des personnes emprisonnées et la relaxe pour ceux qui passeront au tribunal prochainement.»

C
est sur ces slogans que quelque 500 personnes ont défilé, samedi, à partir de 15 heures. Parties du palais de justice, elles ont contourné le Paquebot avant de traverser le Ruban bleu pour rejoindre la sous-préfecture. Où une motion rappelant ces mêmes revendications a été déposée.

Juste avant, bon nombre d
entre elles se sont bâillonnées dun morceau de drap blanc pour symboliser la volonté des autorités de réduire les manifestants au silence, par la peur et la menace dêtre présentés en justice. Autant de bâillons qui ont été accrochés aux barreaux des grilles de la sous-préfecture. Avant une dislocation dans le calme.

Une nouvelle manifestation est programmée pour demain mardi, à 14 heures, devant le tribunal. Quatre manifestants du 29 janvier doivent comparaître, dont un marin du port. D
où lappel du syndicat CGT portuaire à un débrayage des personnels pour venir lui apporter leur soutien.

Presse jaune (Ouest France), 9 mars 2009.

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