La Guadeloupe donne le ton, le vent de la révolte vient des Antilles !

Publié le par la Rédaction


C’est enfin signé ! Depuis plus d’un mois la tempête sociale soufflait sur la Guadeloupe, le calme est revenu, mais cette fois-ci, et c’est assez rare pour être souligné, ce sont les travailleurs qui ont gagné !
L’accord reste fragile mais la victoire est réelle, le LKP n’a jamais cédé et montre ainsi que le rapport de force est possible face à l’État et au patronat.

Cette lutte est exemplaire
et doit faire sens aujourd’hui.

Le miroir médiatique a tenté l’explication ethnique, la criminalisation de la violence. Personne n’est dupe ! Il n’en est rien. En Guadeloupe c’est le camp des exploités qui se battait.

Il se battait avec la seule arme que possèdent les travailleurs : la grève générale !

Nos camarades, plus pauvres que la moyenne des métropolitains, prouvent qu’avec le courage de leurs convictions, celles et ceux qui luttent sont capables de tenir cinq semaines pour diviser le patronat et obtenir les revendications du premier jour, sans rien lâcher au passage !

Les Guadeloupéens sont les premiers à avoir ressenti les effets de la crise, et pour cause, elle est une réalité quotidienne depuis bien longtemps : vie chère, chômage explosif, exploitation, monopoles patronaux, jeunesse désespérée… Notre combat doit être le même : l’inégalité est juste moins visible en métropole…

La journée du 29 janvier a montré que la mobilisation était possible ! Alors qu’attendons-nous ? Et surtout avons-nous le choix ? Face aux offensives libérales, face à la crise qui ne touchera que les plus faibles, face à la mollesse de certaines directions syndicales c’est à la base que nous devons décider la grève générale reconductible ! Comme pour nos camarades antillais, ce ne sera pas facile, ce sera long mais ils nous montrent que tout est possible lorsqu’on s’en donne les moyens !

C’est donc aujourd’hui, dès le 19 mars, que notre résistance doit prendre corps : participons ensemble aux assemblées générales, mobilisons-nous dans les manifestations, reprenons la parole sur nos lieux de travail, organisons-nous pour montrer, comme en Guadeloupe, que seule la lutte paie !

La Martinique a repris le relais, bientôt la Réunion, cessons l’attentisme et montrons que les océans ne peuvent pas séparer les travailleurs lorsqu’ils luttent pour la justice et l’égalité !

Tout est à nous ! Mais tout reste à prendre !

Chiche ?!

Publié dans Colère ouvrière

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