Ensiheim 2009 - Libération des camarades d'Action directe !

Publié le par la Rédaction


Une centaine de personnes se sont rassemblées devant la prison d’Ensisheim pour demander la libération de Georges Cipriani et des autres prisonniers d’Action directe.

Cette année un collectif s’est mis en place pour l’organisation de cette manifestation, voulue par des groupes et des militantEs de toute la France et de plusieurs pays. Étaient présents entre autres des militants du collectif alsacien pour la libération des militant-e-s d’Action directe, des camarades et amiEs des prisonniers d’Action directe - Francfort-Paris, du collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah, de l’Inter, de Ne laissons pas faire !, de Solidarité et Liberté, du Secours Rouge APAC et du SRI, de la CNT, de Lutte ouvrière, des militantEs de Mulhouse, Strasbourg, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Valence, Montreuil, du Jura, des camarades d’Allemagne et de Belgique…

Ce rassemblement se tient depuis plusieurs années comme il se tenait à Bapaume et Lannemezan. Il revêtait cette année une importance particulière en raison de la réincarcération à temps plein de Jean-Marc Rouillan et du blocage du dossier de libération de Georges Cipriani.

Un message de Georges Cipriani de bienvenue aux manifestants a été lu.

Différentes prises de parole en français et en allemand ont décrit la situation des prisonniers politiques dont Jean-Marc Rouillan, Régis Schleicher et Georges Abdallah, ont fait le lien avec les lois anti-terroristes et le maintien en détention de Julien Coupat, et ont montré aussi comment le combat pour lequel ces prisonniers ont été condamnés rejoignait la mobilisation anti-OTAN. De nombreux keffiehs ainsi que les paroles d’une camarade rappelaient qu’il ne fallait surtout pas oublier Gaza.

Le rassemblement s’est poursuivi par une manifestation le long des hauts murs de la centrale en reprenant les slogans :
«22 ans ça suffit, libérez Cipriani !»
«Libérez les camarades d’Action directe !»
«Hoch die internationale Solidarität !»
«Pierre par pierre, mur par mur, détruisons toutes les prisons !»

Cette mobilisation doit continuer jusqu’à la libération de nos camarades.

Rendez-vous les 3-4 avril à Strasbourg pour la mobilisation anti-OTAN.


Le 22 février 2009.



Liberté pour Georges Cipriani...

En février 2008, nous pensions que le rassemblement devant la maison centrale d’Ensisheim pour soutenir Georges Cipraini serait le dernier. En effet libérable depuis 2005, il déposait en novembre 2007 une énième demande de libération conditionnelle. Son dossier présente tous les éléments objectifs demandés pour une telle demande (emploi, formation, insertion sociale et professionnelle...). De plus Georges va bien, très bien même, il est prêt et nous l’attendons.

Fin février 2008, une circulaire sur le rétention de sureté dans la droite lignée des lois liberticides est mise en place concernant les longues peines. Apparement rétroactive car Georges et d’autres camarades (dont Régis Schleicher) passent six semaines au CNO (Centre national d’observation) à Fresnes en juillet 2008, comme si l’administration pénitentiaire n’avait pas eu le temps d’observer les détenus auparavant !!! Février 2009, pas de nouvelles ! Rien ! Archarnement !!! Répression encore et encore, ces sieurs qui nous gouvernent ne connaissent que ces mots, interdit de penser (cf. inculpés du 11 novembre...) !! Travaille, consomme et tais-toi !!!

En ce 21 février, nous sommes près d’une centaine venus de différentes régions françaises mais aussi d’Allemagne, de Belgique à s’être de nouveau réunis devant la maison centrale afin de manifester notre solidarité mais aussi expliquer que chacun de nous est concerné par ces lois, directives, circulaires... liberticides car comme le dit Georges : "Dites-vous bien que l’on n est plus en prison uniquement en raison de ce que l’on a commis ou non, en raison de ce pourquoi et à quoi on fut condamné, mais bien en raison de ce que l’on est présentement à même de connaitre insidieusement" (réincarcération, de Jean-Marc Rouillan...). Contre cet acharnement et parce que la solidarité n’a pas de frontière. Liberté immédiate et sans condition pour Georges Cipriani, Jean-Marc Rouillan, Régis Schleicher, Julien Coupat, Georges Ibrahim Abdallah... International Solidarität, Libert AD ! Lutter c’est vivre.

Indymedia Auvergne, 25 février 2009.


Le 21 février, nous étions devant la prison d'Ensisheim

Plus d’une centaine de personnes venues de différentes régions françaises et de pays voisins s’étaient donné rendez-vous le 21 février 2009 devant la prison d’Ensisheim et ont manifesté pour la libération de Georges Cipriani et des militants d’Action directe incarcérés depuis 22 ans et plus, affirmant ainsi leur solidarité internationaliste.

Les manifestants ont fait plusieurs fois le tour de la prison. Sur les banderoles, on pouvait lire "Libérez Georges, J.-Marc, Julien, Georges Ibrahim", "Abattre le capitalisme, construire la solidarité". On a entendu les slogans "22 ans, ça suffit, libérez Cipriani !", "Hoch die internationale Solidarität !"

Des prises de parole ont rappelé la situation de Jean-Marc Rouillan, de Régis Schleicher et de Georges Abdallah, elles ont dénoncé les lois antiterroristes, le maintien en détention de Julien Coupat. Elles ont appelé à la mobilisation anti-Otan et, pour ne pas oublier Gaza, à la solidarité avec le peuple palestinien.

Les manifestants se sont séparés déterminés à rester mobilisés jusqu’à la libération des camarades. Rendez-vous a été pris à Strasbourg, le 4 avril, pour la manifestation contre le sommet de l’Otan.

En 2007, des mesures de semi-liberté avaient été décidées pour Nathalie Ménigon puis pour Jean-Marc Rouillan ; aujourd’hui, on constate un net durcissement des conditions faites aux prisonniers politiques révolutionnaires : ils ne parviennent même plus à obtenir dans les délais légaux la réponse à leur demande de libération conditionnelle, sous prétexte de nouvelles procédures fixées par la loi sur la rétention de sûreté.

Georges Cipriani a ainsi déposé depuis plus de 15 mois une demande de libération conditionnelle et il a subi aux mois de juillet-août 2008 six semaines d'"observation" au CNO de Fresnes. Or, à ce jour, il reste sans aucune nouvelle de son dossier.

Cela témoigne de l’acharnement de l'État contre ces militants qui, depuis leur arrestation, ont toujours été soumis à des mesures exceptionnelles, cela au nom de l’antiterrorisme, une idéologie sécuritaire qui connaît un regain sans précédent depuis ces dernières années.

Les militants d’Action directe encore emprisonnés partagent le sort d’un autre prisonnier politique révolutionnaire, Georges Abdallah, militant communiste libanais, détenu depuis 25 ans par l'État français alors qu'il est libérable depuis 1999 : en s'en faisant le geôlier, la France se charge des basses œuvres des États-Unis et de l'État sioniste.

Répression à l’intérieur, alors que la crise capitaliste la plus grave depuis les années 1930 accroît encore les inégalités et jette les travailleurs par dizaines de milliers au chômage et dans la précarité ; guerre à l’extérieur, avec le retour en grande pompe de la France dans l’Otan et sa participation active aux équipées impérialistes et (néo)colonialistes aux côtés de son «allié» étatsunien, ou pour son propre compte, en Afrique, au Proche-Orient et dans ses dernières colonies (Antilles, Guyane, Réunion, Kanaky, Comores...).

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