Ou bien homme ou bien porc

Publié le par la Rédaction



Ou bien homme ou bien porc

Bienvenue en France, le pays des droits de l’homme. Bienvenue dans cette merveilleuse contrée où un individu sur cent a connu les humiliations de la garde à vue en 2008. Bienvenue dans cet État qui s’est toujours érigé en modèle de culture. Bienvenue dans cette glorieuse nation qui, au nom de sa mission dite civilisatrice, s’est au cours des siècles rendue coupable ou complice active de l’esclavage, de la colonisation et du génocide.

Pas facile de croire au progrès de l’histoire ces temps-ci. Les fondamentalismes de tout poil ne cessent de gagner du terrain et les égoïsmes les plus cyniques s’étalent avec arrogance. Dans le même temps, les solidarités de classe laissent place aux replis communautaires, les résistances s’étiolent et abandonnent des victimes de plus en plus désespérées. Les flics arrêtent les insoumis à tour de bras et à coups de tonfas. Ils raflent nos sœurs et nos frères sans-papiers au coin des rues. Le monde tel qu’il va aujourd’hui est plus dégueulasse qu’hier et le sera sans aucun doute davantage encore demain si nous ne faisons rien.

C’est l’heure du choix. Ou bien homme ou bien porc.

Qui sommes-nous ?

Le fanzine Barricata existe depuis 1999. De 2004 à 2007, il a participé aux activités du collectif du même nom. Il rassemble une poignée de militants libertaires et d’activistes musicaux issus des mouvances RASH (Red & Anarchist Skin Heads, section Paris-banlieue) et anarchopunk. Viscéralement opposés à l’enfermement d’État, au système capitaliste, à toutes les formes de fascisme, investis dans les combats de notre temps, convaincus qu’un autre futur est possible, nous ouvrons nos colonnes aux dissidents culturels, politiques et anarcho-syndicalistes.

Des sous et des abonnés ou on tue le chien !

Vous l’avez certainement remarqué, mais le journal paraît désormais avec régularité. On vient de sortir notre troisième numéro en neuf mois. Ce qu’on constate, c’est qu’on met aussi beaucoup plus de temps à remplir les caisses. Alors envoyez des sous, abonnez vos potes ou votre grand-mère, organisez des concerts de soutien ou des souscriptions car on a besoin de se reposer et de partir aux Antilles (pour participer à la grève générale, bien entendu…).

Éditorial du no 18 de Barricata, mars 2009
Zine de contre-culture libertaire du RASH Paris-Banlieue.

Publié dans Agitation

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