La colère de la Guadeloupe est notre colère à tous

Publié le par la Rédaction


Les cris de rage et de révolte qu’on entend gronder depuis la Guadeloupe trouvent écho dans la colère de tous les exploités, de la Martinique à la Réunion, de la Polynésie à lHexagone, et même, au-delà de ces frontières administratives, dans le cœur de tous ceux et celles qui font les frais du capitalisme et de sa crise.

La révolte massive et populaire de nos camarades guadeloupéens a révélé le mépris que ressentent au fond les dirigeants patronaux et leurs alliés gouvernementaux pour les classes populaires, qui tombent toujours en premier sur le champ de bataille économique.

L
État et la patronat guadeloupéen se sont illustrés par leur attitude néocoloniale qui veut que cest toujours aux marges de lempire que lon exploite et quon réprime le plus violemment, en comptant sur lindifférence présumée de la métropole. LÉtat français a-t-il déjà oublié la révolte des banlieues françaises de 2005 quand Sarkozy avait joué le même rôle de pompier pyromane quil joue maintenant par lintermédiaire de son laquais Yves Jégo ? Après un mois de grève générale en Guadeloupe et bientôt quinze jours en Martinique, la seule vraie réponse quil a adressée aux populations, ce sont ces charges de gardes mobiles proférant des insultes racistes et tabassant les manifestants (jusquà envoyer des responsables syndicaux à lhôpital).


Face à une telle injustice, un tel mépris, la CNT apporte tout son soutien aux travailleurs et travailleuses, aux chômeurs et aux chômeuses, aux jeunes et aux précaires de Guadeloupe, de Martinique, de la Réunion et de Guyane, ainsi qu
aux revendications de leurs collectifs de lutte (LKP, Collectif du 5 février, etc.). La CNT exprime son indignation face aux violences policières qui ont provoqué lembrasement de lîle, et appelle toutes et tous à manifester dans la rue leur soutien à cette lutte exemplaire. La CNT exige également le retrait immédiat de toutes les forces de lordre, policières ou militaires, actuellement déployées dans les Antilles, et la libération immédiate de tous les interpellés.

Malgré l
attentisme des directions syndicales, les travailleurs, chômeurs ou précaires de lHexagone nattendent que de pouvoir suivre lexemple montré par nos camarades aux Antilles. Pour la CNT, la meilleure réponse que nous devons apporter à cette politique du mépris et de linjustice sociale, cest détendre le mouvement de grève générale à tout le pays. Pour exiger une nouvelle répartition des richesses pillées au profit des actionnaires, seul un mouvement général de grève et de blocage, populaire et autonome, dont la conduite est décidée par les travailleurs eux-mêmes en assemblées générales, peut faire plier les gouvernants.

Qui sème la misère récolte la colère !
Soutien à nos camarades antillais !
Révolte syndicale, grève générale !

Rendez-vous :
—  Jeudi 19 février à Lyon : La CNT organise un rassemblement de soutien au mouvement social antillais à 18h devant l’Opéra (Hôtel de ville) ;
—  Vendredi 20 février à Paris : Avec plusieurs autres organisations, la CNT appelle à un meeting de soutien à la Bourse du travail de Paris, 3 rue du Château deau, métro République ;
—  Samedi 21 février à Paris : Manifestation de solidarité avec le mouvement social antillais à 14h place de la République.

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