La Grèce s'affiche

Publié le par la Rédaction


Le journal Le Monde s’est fendu hier d’un quart de page sur le nouveau mitraillage d’un commissariat par un nouveau groupe «Secte révolutionnaire». Voilà ce qui les fait frémir ! Et qui permet d’entrenir le fantasme de menace terroriste. Figurez-vous que ce nouveau groupe utilise un vocabulaire particulièrement violent comme jamais il en fut en Grèce ! Voilà ce qu’est l’information pour ce quotidien : depuis huit jours, rien sur la lutte des agriculteurs, rien sur des occupations (celle de l’Opéra) qui se poursuit, rien sur rien en fait.

Pour vous reposer, voici quelques affiches traduites qui soulignent que de nombreuses initiatives se poursuivent, même si ce n’est pas au même rythme et avec le même nombre de participants que précédemment. Mais contrairement à ce que certains insinuent, le mouvement ne n’est pas marginalisé et ne se comporte pas comme une avant-garde plus ou moins éclairée, coupée de la société.



Rien n’a été fait, tout est à venir.
 Les jours de la rébellion sont encore en vie,
action collective.

Liberté pour tous les détenus !
Samedi 7 février : Manifestation
Dimanche 8 février : Assemblée populaire

Organisé par l’Assemblée populaire du district de Peristeri (Athènes)




La résistance vient toujours en premier : Manifestations, occupations, attaques de banques, de ministères, de commissariats, expropriations, étudiants, chômeurs, travailleurs précaires, immigrants, réunions, assemblées…
La répression essaie de répondre : 276 arrestations, 16 prisonniers, plus de 50 immigrés détenus et «disparus», 19 accusés en vertu de la loi antiterroriste, tentative de meurtre contre K. Kuneva, attaques policières contre les manifestations…
Mais la résistance est toujours en avance : L’esprit de décembre est toujours vivant. Les manifestations, occupations, assemblées de quartier, mobilisations ouvrières, nouvelles formes d’action collective, auto-organisation de nos besoins. Rien n’est plus comme avant.
Manifestation le 12 février à Salonique
CSOA Yfanét




Alexandros Grigorópulos : l’État assassine
Konstantina Kúneva : le Capital tue
Auto-organisation
Ne les laisse pas te fermer la gueule
Groupe anarchiste «funambule» (ville de Véria)




La nouvelle arme des patrons contre les syndicalistes :
l’acide sulfurique. Dissout tous les problèmes !

Solidarité avec K. Kuneva
Groupe anarchiste «funambule» de Véria

 



La lutte pour la libération sociale continue. La rébellion est en vie, rien n’est comme avant. La solidarité est notre arme. Liberté pour tous les détenus.
Manifestation aux Propylées (Athènes) le 10 février, organisée par les anarchistes et les anti-autoritaires des facultés.


OCL, 7 février 2009.

Publié dans Grèce générale

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