Appelons un chat un chat ! Grève générale !

Publié le par la Rédaction

Le capitalisme privé constitue le socle sur lequel se bâtit la domination d’un complexe militaro-industriel. Cette alliance ne peut fonctionner sans crise ni guerre. Irak, Afghanistan, Darfour, Gaza…

Le jeu de mouvement des capitaux ne peut pas non plus se faire sans crises économiques régulières. Pour trouver les causes de la crise actuelle, cherchez à qui profite le crime.

Mais on nous dira que son contraire est pire…

Le modèle soviétique était aussi un impérialisme militaro-industriel s’appuyant sur la dictature d’un parti unique et un capitalisme d’état. Le pouvoir stalinien est tombé, l’alliance capitaliste, industrielle et militaire est restée. Le modèle chinois, quant à lui, parvient à se maintenir et même à développer ses visées impérialistes en jouant sur l’alliance du capitalisme d’état et du capitalisme privé.

Appelons un chat un chat

Poutine, est-ce la démocratie ? Demandez donc leur avis aux tchétchènes et à tous les opposants politiques de son régime. Sarkozy, est-ce la démocratie ? Demandez aux inculpés de Tarnac. Des chasseurs tirent sur des caténaires : simple maladresse. Des plaques de béton sont posées sur les voies : acte de malveillance. Des libertaires reprennent une épicerie : ils sont inculpés, sans preuve, d’actes de terrorisme sur la base d’un simple délit d’opinion. Et s’ils sont maintenus en détention ce n’est que pour « attendrir la viande » comme l’a déclaré un tenant de l’ordre établi. Quand des opposants deviennent un peu trop gênants, le pouvoir en revient à ses fondamentaux. Nos camarades syndicalistes menacés, licenciés ou inculpés sont là pour en témoigner.

Appelons un chat un chat

Car nous nous revendiquons chats noirs énervés, même si l’on nous traite d’oiseaux de mauvaise augure. Notre tort est sans doute d’annoncer à l’avance les mauvais coups du capitalisme contre lesquels il va falloir se battre. Casse des services publics afin de pouvoir les brader au secteur privé pourvoyeur de royalties, reprise en main idéologique, criminalisation de l’opposition syndicale, renforcement du contrôle du pouvoir, lois liberticides dont une bonne partie passées en catimini dans la plus grande indifférence…

Vous rappelez-vous de l’adage de la grenouille que nous citons souvent depuis 1995 ? Elle se fait ébouillanter dans une eau amenée progressivement à ébullition alors qu’elle aurait rebondi si elle avait été jetée dans un eau trop chaude.

Qu’en est-il aujourd’hui de ces salariés qui continuent à se complaire dans l’eau tiède de cette pseudo démocratie bourgeoise ? Craignent-ils la froideur des manifestations hivernales ou le chaudron des syndicalistes de combat ? Attention la température du bain va bientôt devenir très inconfortable !

Grève générale reconductible

Entrons en lutte contre ce pouvoir cynique et tortueux dont la stratégie principale est, à l’image de son président, l’hyperactivité destructrice. Seules les assemblées générales des grévistes pourront constituer ce mouvement fort qui permettra :
—  Le débat, pour apporter un autre éclairage sur l’actualité que celui asséné par des médias «sous influence»,
—  L’organisation, pour mettre en place des stratégies de résistance, de lutte et de contre offensive,
—  L’information pour alerter l’opinion et permettre au mouvement de prendre de l’ampleur,
—  L’action décidée collectivement et démocratiquement dans des assemblées autogérées par les grévistes eux-mêmes.

Publié dans Colère ouvrière

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