Rafle des manifestantEs contre l'antiterrorisme à Paris ... et autres nouvelles

Publié le par la Rédaction


Dernières nouvelles…

S
uite à la manif de samedi à 15 heures à Barbès contre les arrestations des inculpéEs de Tarnac, Vincennes… Plus de 150 personnes ont été interpellées. Ceux du commisariat du 11e tous libérés dont certains avec des convocations.
25 janvier, 12h59

L
a manif a, sans sommations, été prise dans une nasse policière, les uns ont été libérés sur place (60 personnes environ), les autres (80 environ) après une vérification d’identité à la durée illégale (4 heures 30) dans le cadre dune procédure dénommée par les policiers «audition libre» (sic ! le terme, usurpé, doit sappliquer aux réponses volontaires à convocations) et des menaces de garde à vue (pour «manif interdite») suite à des désignations par une policière physionomiste (en uniforme), cela se passait au commissariat du XIe, passage Charles Dallery (face au Centre daction sociale).

Les retardataires arrivés à Barbès étaient hors nasse, il y a eu quelques courses poursuites et là aussi des arrestations, par la BAC cette fois.

Il reste des gardés à vue (neuf ?), qui seraient accusés d
’«organisation ou participation à manifestation armée».

A priori, des avocats vont être désignés pour d
éventuelles comparutions immédiates lundi.

Il y a demain dimanche un rendez-vous à 14 heures Métro Riquet pour aller au commissariat exiger leur libération.

24 janvier, 23h14


Les manifestantEs à Barbès (environ 60) sont encercléEs par la police… IlLLEs seraient aux dernières nouvelles embarquéEs deux par deux dans les fourgons.
24 janvier, 16h12




Une centaine de militants interpellés à Paris

Ils se rassemblaient à Paris en solidarité avec Isa, Juan et Damien, incarcérés dans le cadre dune instruction antiterroriste.

Les forces de l
ordre ont procédé à des interpellations massives, samedi 24 janvier à Paris, lors dune manifestation en soutien à trois militants placés en détention provisoire dans le cadre dune enquête antiterroriste.

Une centaine de personnes — des manifestants et des passants — ont été interpellées vers 15 heures au niveau du métro Barbès-Rochechouart, dans le XVIIIe arrondissement de Paris. La manifestation se déroulait dans le cadre de la semaine
«Sabotons lantiterrorisme». Les participants voulaient marquer leur soutien à Isa, Juan et Damien, placés en détention provisoire. Ils ont déployé une banderole «Solidarité avec les révoltés incarcérés» et ont distribué des tracts appelant à une nouvelle manifestation organisée le 31 janvier, en soutien aux inculpés de lantiterrorisme.

Une opération d’envergure

Peu de temps après son arrivée, le groupe, qui comptait environ cent à deux cent personnes, selon la police et des participants, s
est retrouvé face à un cordon de CRS tandis quil avançait boulevard Barbès. Il lui fut impossible de faire demi-tour, les forces de lordre étant déjà présentes de lautre coté. Les arrestations commencèrent très rapidement.

«La plupart de ceux qui étaient dans le cortège de départ se sont fait embarquer, environ une centaine de personnes» estime un manifestant. Contactée par nouvelobs.com, la préfecture de police confirme la tenue de l
opération et estime elle aussi le nombre dinterpellations à une centaine. «Il sagissait dune manifestation non déclarée de la mouvance contestataire. Ils navaient pas le droit de se rassembler. Les policiers ont appelé à la dispersion mais les manifestants nont pas obéit» nous explique le service de presse de la préfecture.

«Je n
ai pas entendu dordre de dispersion. De toute façon, cétait impossible, nous étions bloqués entre deux cordons de CRS, le métro (aérien ndlr) et les immeubles» témoigne une participante.

«Des badauds aussi se sont fait arrêter»

Des échauffourées ont eu lieu. Les forces de l
ordre ont utilisé quantité de gaz lacrymogène, selon des témoins. «Voyant les gens suffoquer, une employée de la RATP a ouvert les grilles du métro pour permettre à une dizaine de personnes de senfuir, mais elle aussi sest faite gazer» nous raconte un manifestant. «Des badauds aussi se sont fait arrêter», témoignent plusieurs personnes présentes sur les lieux.

Des policiers en civil ont poursuivi les interpellations jusqu
à 17 heures dans les rues adjacentes.

La préfecture a assuré à nouvelobs.com qu
il ne sagissait pas dune opération policière particulière : «Cétait un dispositif adéquat, normal pour répondre au refus de dispersion dune manifestation non déclarée».

Le Nouvel Observateur, 24 janvier 2009 (18h42).




T
arnac : La libération d’Yldune Lévy confirmée en appel

La cour d’appel de Paris a confirmé, vendredi 23 janvier, la remise en liberté dYldune Lévy, mise en examen dans lenquête sur les dégradations de lignes ferroviaires à grande vitesse en novembre 2008. «Il y a un postulat de dangerosité sur Yldune qui est une pure construction du ministère public, cest cette construction qui a volé en éclats cet après-midi», a déclaré son avocat, Me Steeve Montagne, en annonçant la nouvelle.

Le juge d
instruction Thierry Fragnoli a déjà ordonné sa remise en liberté, mais le parquet sy était opposé par le biais dune procédure durgence. La cour dappel avait alors rejeté ce caractère durgence, ce qui avait entraîné sa remise en liberté le 16 janvier après deux mois de prison. La chambre de linstruction de la cour dappel, qui a examiné vendredi lappel du parquet sur le fond, a finalement confirmé cette remise en liberté.

Un seul des neuf suspects reste en prison

La jeune femme de 25 ans reste mise en examen pour «destructions en réunion et association de malfaiteurs», le tout «en relation avec une entreprise terroriste». Elle a obligation de résider à Paris, de se présenter une fois par semaine à la police et a interdiction de rencontrer les autres protagonistes de l
affaire. Sur les neuf personnes mises en examen dans ce dossier, Julien Coupat, le compagnon dYldune Lévy soupçonné dêtre le chef dun groupe anarcho-autonome et des saboteurs, est le seul à rester en détention. Sa nouvelle demande de remise en liberté sera examinée par la cour dappel le 30 janvier.

Ce dossier fait l
objet dun débat entre les proches des accusés, appuyés par des organisations de gauche — qui estiment quil a été construit par le pouvoir avec un but politique — et les services de lantiterrorisme qui disent avoir démantelé un groupuscule violent de «lultra-gauche». Le débat a gagné le monde judiciaire. Le Syndicat de la magistrature a dénoncé, jeudi, une «instrumentalisation» de la justice, une démarche exceptionnelle critiquée par le juge dinstruction du dossier, Thierry Fragnoli.

Presse terroriste :
Le Monde avec AFP et Reuters, 23 janvier 2009.




À propos des arrestations de soi-disant terroristes

Isa est en prison à Versailles depuis plus d’un an et son mandat de dépôt vient dêtre renouvelé de 6 mois. Sa dernière lettre.

Ivan et Farid sont sous contrôle judiciaire renforcé (à la maison de 21h à 6h), interdiction de sortir de la région, interdiction de se voir, etc.

Juan est toujours en prison à Rouen. Sa dernière lettre.

Damien incarcéré à Villepinte. Sa dernière lettre.

Bruno est en cavale.

Il y a ce texte qui résume toutes ces affaires de façon simple et claire.

Dynamite, janvier 2009.




Cette fois, cela n’aura échappé à personne.

Le 11 novembre 2008, suite à des sabotages sur les lignes TGV, une opération de police à grand renfort médiatique est menée à Tarnac, Rouen et Paris. Elle aboutit à l’inculpation de neuf personnes dans le cadre d’une «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste», deux d’entre elles, Yildune et Julien, sont aujourd’hui en détention provisoire.

La mise en scène médiatique de ces arrestations active un ensemble de mots-clés : terrorisme, ultra-gauche, anarcho-autonome, sabotages, esthétique de la violence, mythe d’Action Directe, semi-clandestinité. Des termes pas si nouveaux : celui d’«anarcho-autonome», fondé entre autres sur une participation à des luttes en dehors des partis et des syndicats, réapparaît lors des mouvements de contestation des Présidentielles (manifs sauvages, dégradations de permanences électorales, incendies de voitures…). Mais c’est bien à l’occasion des arrestations du mois de janvier 2008 que police et justice concrétisent cette figure d’une menace intérieure. Fichage «anarcho-autonome» à l’appui, Bruno, Ivan, Isa*, Farid*, Juan* (* surnoms) et Damien sont en l’espace de quelques mois tous les six mis en examen pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste» et, pour certains, «transport et détention de produits incendiaires ou explosifs», pour d’autres, «tentative de destruction de biens».

Ivan, Bruno et Damien sont arrêtés alors qu’ils se rendent à une manif devant le centre de rétention de Vincennes avec des fumigènes artisanaux et des crève-pneus, qui deviennent pour la justice et les médias une «bombe à clous». Ivan et Bruno sont placés en détention préventive et Damien sous contrôle judiciaire.

Quelques jours plus tard, Isa et Farid sont arrêtés lors d’un contrôle des douanes à Vierzon en possession de manuels expliquant des techniques de sabotage, du plan d’une prison pour mineurs et de chlorate. L’antiterrorisme se saisit de l’affaire. Les flics prétendent que l’ADN d’Isa correspondrait à une des cinq traces ADN présentes dans un sac contenant des bouteilles d’essence, retrouvé sous une dépanneuse de flics dans l’entre-deux-tours des Présidentielles.

Rapidement, ces deux enquêtes sont jointes en un seul dossier, instruit par les mêmes juges antiterroristes.

La police ratisse alors dans l’entourage des personnes arrêtées et des personnes fichées «anarcho-autonomes» pour trouver qui se cache derrière les ADN manquants. Juan, le frère d’Isa, puis Damien (qui avait été arrêté avec Ivan et Bruno) sont mis en prison car leurs profils ADN correspondraient aussi à ceux de la dépanneuse.

Isa, Juan et Damien, qui nient leur participation à cette tentative de sabotage, sont toujours en détention préventive dans le cadre de cette procédure criminelle ; Ivan, Farid et Bruno ont été placés sous contrôle judiciaire (Bruno s’y est soustrait).

Dans ces affaires de janvier et de novembre, on assiste au même procédé judiciaire, qui construit en amont une théorie d’accusation, l’existence d’une «menace terroriste», et un profil de coupable, «l’anarcho-autonome», suffisamment maléable pour être adapté en fonction des besoins. À coups de spécialistes et de déclarations de ministres, on apprend que les «anarcho-autonomes» seraient des centaines, certains seraient potentiellement très dangereux. Voilà ce qui justifie cette répression préventive.

Pour ça, les plus grands alliés sont les médias, qui comme dans tant d’autres histoires vendent de la chair à faits divers, du sensationnel, et diffusent les infos de la police pour transformer des personnes inculpées en coupables évidents. En exploitant les histoires personnelles des inculpés (mode de vie, études, origine sociale…), ils éclipsent le sens des actes reprochés et les luttes dans lesquelles ils s’inscrivent. Ainsi, des sabotages, extraits de tout contexte, deviennent des actes de terrorisme.

Face aux propos tenus par l’État et les médias, le choix de porter publiquement notre propre discours sur des arrestations, n’est ni une évidence ni un automatisme. Parfois ce peut être inutile, voire absurde. Cependant, pour les affaires de janvier, nous avons choisi de parler nous-mêmes de ce qui nous touchait directement.

Dès les arrestations, il y a eu plusieurs communiqués et textes publiés sur des sites de «médias alternatifs» afin de donner des infos, de raconter le déroulement des procédures judiciaires… Et, malgré les difficultés, les camarades en prison ont aussi écrit des lettres publiques. Puis est venue l’idée d’une brochure comme une compilation de textes et d’analyses pour informer de ce qui se passait et de ce qu’on en pensait. Tout en se battant pour la libération des copains, nous avons refusé d’utiliser des moyens et des discours en contradiction avec ce pour quoi on lutte.

On a préféré partir de là où on était, s’organiser avec nos propres moyens, nos propres forces.

Ce qu’on a choisi de dire, c’est que les actes dont sont accusés les camarades ont un sens, un contexte, qu’ils participent de révoltes. Et cela nous a paru d’autant plus évident que, dans ces affaires de janvier et de novembre, la justice elle même donne une teneur politique aux affaires. Les inculpés sont accusés d’être des membres d’une supposée organisation terroriste, la «mouvance anarcho-autonome francilienne» (MAAF), dont le mot d’ordre serait la «haine de l’État bourgeois et de ses appareils». C’est clairement le fait de vouloir s’en prendre au système capitaliste qui est aujourd’hui condamnable.

Faire une brochure, c’est tenter d’aller au-delà des aspects matériels liés à la répression (trouver de l’argent pour payer les mandats, préparer une défense juridique…) et ce, même si on sait bien que «l’antirépression» nous contraint pour un temps à la position «défensive», à aller sur un terrain qui nous est imposé, plus encore que d’habitude, et que des problèmes et des contradictions se posent alors. Cela est d’autant plus difficile qu’on est confronté à des situations de peur, de séparation et d’isolement qui sont souvent accrues lorsque la répression s’intensifie.

Comment parler de cette répression qui nous touche dans nos façons de lutter, parce qu’elle vise des modes d’organisation et des pratiques dans lesquels nous nous reconnaissons ? Comment ne pas se considérer comme des martyrs ni comme des victimes ?

On peut tenter de faire d’une situation de répression un moment de lutte, sur lequel nous devrions être capables de trouver des prises. Choisir le discours que nous voulons porter, défendre des pratiques de lutte inscrites dans leur contexte social.

On a choisi de parler de ces arrestations, avec la certitude qu’elles s’inscrivent dans une réalité politique plus vaste, qu’elles sont liées à la question du système dans lequel on est, à son contrôle, à ses taules… Parce que d’une répression «spécifique» surgissent des questions plus larges qui touchent tout un chacun, l’aspect défensif de l’anti-répression doit s’allier à d’autres batailles. Quand plusieurs personnes se retrouvent en prison, accusées de l’incendie du centre de rétention de Vincennes, cela devrait logiquement entraîner une solidarité au moins de la part de tous ceux qui participent à la lutte contre les centres de rétention et aux côtés des sans-papiers. Il y a un enjeu, au sein même de cette lutte, à être solidaire des inculpés et à se battre pour leur libération.

Aussi, nous avons fait le choix de parler de la répression au sein des luttes, et non de la penser comme un moment séparé du reste. Et cela parce que la chaîne répressive poursuit toujours le même objectif : arrêter par la force et la violence des actes d’insoumission, qu’ils soient individuels ou collectifs. Parce qu’elle a notamment pour but que tout le monde marche droit, il faut répondre à l’offensive de la manière la plus large possible, et être solidaire non seulement des personnes inculpées, mais aussi des actes reprochés. Lorsque l’État s’attaque à un c’est l’affaire de tous.

Mais, et c’est toujours le même problème, comment parvenir à relier les luttes entre elles, sans se retrouver face à une opposition si globale et si abstraite qu’elle en devient paralysante, qu’on ne sait pas par quel bout commencer ? On est sans cesse tiraillé entre la volonté de prendre la critique du monde par un bout et la conviction que c’est un système entier et une logique globale qu’il faut attaquer.

Ce n’est pas une raison pour ne pas tenter le coup. Alors on est partis de ce qu’on vivait, de la volonté de réagir par rapport aux arrestations de camarades. On a parlé de ces arrestations dans des espaces de discussion qui nous sont proches, avec l’idée de les faire exister dans des assemblées de lutte, des lieux où on s’organise politiquement. Faire entendre des voix à la radio, distribuer des textes dans les manifestations, organiser des rassemblements, des concerts de soutien et des discussions, lancer des appels à la solidarité. Par ces biais-là, on souhaite réussir à aller au-delà de ces arrestations, gueuler contre les taules, contre le fichage qui nous enferme tous, assumer le sabotage de ce qui nous emmerde

C’est pour cela que l’on n’a pas choisi la forme d’un comité de soutien pour les copains de janvier. Évidemment qu’on voulait les défendre et les arracher à la prison, mais il nous était impossible de nous centrer totalement sur eux en oubliant que les prisons sont pleines, et que personne n’a rien à y faire. Du coup, la forme comité de soutien à «Tartempion» nous semblait manquer de perspective, être trop étriquée, décalée avec ce qu’on voulait faire.

Parce que nous luttons contre toutes les prisons, nous avons gueulé «liberté pour tous les prisonniers» en même temps que «liberté pour Tartempion». Évidemment, ce n’est pas pour autant que s’est développée une grande lutte contre toutes les prisons et le monde qui va avec, mais le cœur y était !

La première brochure Mauvaises Intentions de mai 2008 montre bien les paradoxes dans lesquels on est pris. Relue aujourd’hui, elle nous paraît souffrir des conditions dans lesquelles elle a été faite. L’urgence des premières semaines, la qualification en juridiction antiterroriste (assez angoissante aux premiers abords), tout cela a surdéterminé cette brochure, qui nous semble manquer d’une analyse plus vaste de la situation, des pratiques. Nous avons voulu démonter la catégorie «anarcho-autonome» et ne pas envisager «l’antiterrorisme» comme une juridiction si exceptionnelle, mais comme un traitement judiciaire parmi tant d’autres, qui s’applique en fonction d’un «profil», et comme un des outils utilisés par l’État pour s’autoriser toujours plus de contrôle sur tous. Et si nous sommes restés un peu coincés dans ces catégories, c’est qu’il était nécessaire d’en parler pour tenter de les démonter.

Alors on a décidé de récidiver. Parce qu’on a peut-être aujourd’hui un peu plus de recul, parce que nous avons continué de réfléchir ensemble, et qu’entre-temps de nouveaux événements sont survenus. Et aussi, pour que reste posée la question des personnes et des actes visés par la répression.

Pour ce qui est des actes reprochés à Isa, Juan et Damien : au-delà de la relative banalité des faits, à savoir la tentative ratée de brûler une bagnole de flics pendant les Présidentielles, qui occasionne rarement une instruction antiterroriste de plusieurs mois, c’est bien l’engagement de ces personnes dans des luttes qui a déterminé la teneur de la répression. Or, cet engagement est une grande part de ce que nous avons partagé avec eux et avec d’autres : la volonté commune d’enrayer la marche de ce système par la réflexion critique, la rencontre, la confrontation et le sabotage. Le sabotage, non pas comme un moment séparé du reste, mais comme une forme d’action parmi d’autres.

Le sabotage qui vient des condamnés à vie au travail à la chaîne a toujours été un moyen d’arracher quelques instants de liberté. Il permet concrètement — bien que provisoirement — de perturber, ralentir, casser les dispositifs qui nous contraignent. Parce que chaque caméra est un point faible de la vidéosurveillance, parce que la solidarité de quelques passagers peut rendre inefficaces les décisions de «reconduite à la frontière» des sans-papiers, parce que tout chantier de prisons ou de centres de rétention a besoin de machines-outils en bon état de fonctionnement, parce qu’aucun patron ne peut tirer sa plus-value d’un piquet de grève…

[Ce nous qui écrit, n’est pas un nous de groupe constitué ou homogène. Il fait référence à un nous de personnes proches des personnes incarcérées, à une proximité faite d’amitiés, et de luttes.]

Indymédia Lille, 23 janvier 2009.


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