Libération des prisonniers d'Action directe ! Ensisheim, le 21 février

Publié le par la Rédaction

kommt mit - vieni
come with us - bizimle gel
venez nombreux


Libération des prisonniers d’Action Directe !

Nous serons le 21 février 2009
devant la prison d’Ensisheim, France.


Le 21 février 2009 est le 22e anniversaire de l’arrestation des camarades d’Action Directe : Joëlle Aubron, Nathalie Ménigon, Jean-Marc Rouillan et Georges Cipriani.

Leur peine de sûreté de 18 ans est terminée depuis le 21 février 2005. Depuis 2005 Georges Cipriani pourrait être libéré !

Nous nous rassemblons devant les prisons depuis 2005 pour exiger la libération de Georges (emprisonné à Ensisheim) et celle des autres prisonniers d’Action Directe.

Nathalie Ménigon est depuis août 2008 en liberté conditionnelle.

Joëlle Aubron est sortie de prison en 2004 en raison d’une maladie grave. Elle est décédée en mars 2006.

Régis Schleicher est toujours en prison depuis 1984, malgré sa peine de sûreté de 15 ans terminée depuis longtemps.

Jean-Marc Rouillan s’est vu retirer en octobre 2008 sa semi-liberté qu’il avait obtenue en décembre 2007 pour quelques mots dans une interview. Il déclarait «Je n’ai pas le droit de m’exprimer là-dessus… Mais le fait que je ne m’exprime pas est une réponse. Car il est évident que, si je crachais sur tout ce qu’on avait fait, je pourrais m’exprimer. Par cette obligation de silence, on empêche aussi notre expérience de tirer son vrai bilan critique.»

Il s’agit ici, comme avec la RAF en République fédérale d’Allemagne, d’empêcher le débat public, politique et historique, sur cette période et de cataloguer définitivement les militantEs de la guérilla comme criminels.

Georges a déposé sa demande de libération conditionnelle en 2007. En janvier 2009 il n’y avait toujours pas de réponse à cette demande.

L’année dernière, alors que Jean-Marc Rouillan venait d’obtenir une semi-liberté, nous espérions que le rassemblement à Ensisheim serait le dernier ! Mais le gouvernement Sarkozy, jouant sur la médiatisation de viols d’enfants et autres crimes sexuels, aggravait les lois sécuritaires et instaurait la loi sur la rétention de sûreté. La libération de Georges est alors de nouveau retardée. La loi sur la rétention de sûreté permet initialement de retenir enfermés à vie certains prisonniers condamnés pour des «crimes graves» à des peines supérieures à 15 ans, et ce une fois leur peine accomplie. Mais également en raison de cette loi de février 2008, tous les prisonniers condamnés à perpétuité qui déposent une demande de libération conditionnelle doivent subir une expertise de psychiatres et de psychologues. C’est pourquoi Georges a été transféré six semaines au CNO (Centre national d’observation) de la prison de Fresnes en juin et juillet 2008. Et il n’y a pas de délai pour que les expertises soient présentées à la justice.

La résistance politique est psychiatrisée. On nie l’existence de prisonniers politiques et on tente d’assimiler leurs actes à des «cas psychologiques ou psychiatriques ».

Début avril, une vaste opération de propagande impérialiste se tiendra à l’occasion du 60e anniversaire de la fondation de l’OTAN. En réponse aura lieu à Strasbourg une forte mobilisation anti-OTAN.

AD et la RAF ont mené dans les années 70 et 80 le combat armé contre l’impérialisme et le capitalisme. L’OTAN, en tant qu’instrument militaire de réalisation des intérêts impérialistes, constituait une de leurs cibles stratégiques.

Les camarades issus de ces combats et qui sont toujours emprisonnés ont toute notre solidarité !

kommt mit - kommt mit - kommt mit
vieni - vieni - vieni
come with us - come with us - come with us
bizimle gel – bizimle gel - bizimle gel
venez nombreux - venez nombreux - venez nombreux


21 février 2009 à 15 heures
Rassemblement devant la prison d’Ensisheim
Rendez-vous rue Jacques Balde, 68190 Ensisheim
[Bas-Rhin, près de Mulhouse]

Pour un départ groupé de Strasbourg : Rendez-vous à 13 heures place de Lattre de Tassigny (place de la Bourse). Pour les départs groupés d’autres villes (Bruxelles, Lille, Paris…) : Renseignez-vous auprès des collectifs locaux de soutien.

!!!!! Libération de Georges Cipriani,
Jean-Marc Rouillan, Régis Schleicher !!!!!


Qui était Action Directe ?  Action Directe était une organisation de guérilla communiste qui dans les années 80 menait, avec d’autres organisations, la lutte armée en Europe. Leurs actions s’inscrivirent toujours dans une ligne internationaliste et furent toujours liées aux luttes des trois continents contre l’exploitation, l’impérialisme et ses structures militaires. Depuis 1985 les militants d’AD avec ceux de la RAF en République fédérale d’Allemagne poursuivaient la stratégie de l’unité des révolutionnaires en Europe de l’Ouest. Action Directe mena des actions contre le responsable des trafics d’armes en France (Général Audran) et contre le PDG de Renault (Georges Besse). Georges Besse était un exécuteur de déstructurations industriels et de licenciements de masse.

Georges Cipriani  Georges a eu de multiples activités avant de décider de rejoindre l’organisation Action Directe. Il milita au syndicat CFDT à l’usine Renault-Billancourt (Paris) pour y publier un journal d’usine (Prairial). Après son déménagement à Francfort, à la fin de 1972, il milita au Schwarze Hilfe (Le secours noir), organisation anarchiste pour les prisonniers, au collectif SPK (Collectif socialiste des patients) et discuta, en tant que travailleur précaire, des luttes contre l’oppression et l’exploitation dans les usines et les bureaux. Il s’engagea également dans le combat antinazi en République fédérale d’Allemagne. Georges, qui a vécu dix ans à Francfort, faisait partie en 1974 des premiers squatteurs du centre de jeunesse de Bockenheim, lieu qui a été de nouveau squatté au mois d’août 2008.

Les amiEs et camarades des prisonniers d’Action Directe,
Francfort… Paris, 15 janvier 2009.



Jeudi 5 février : Liberté pour Georges Cipriani !

Le 21 février 2009, cela fera 22 ans que Georges Cipriani est incarcéré ! C’est en effet en février 1987 qu’il fut arrêté, avant d’être condamné à perpétuité pour des actions armées revendiquées par son organisation, Action Directe.

Aujourd’hui, Georges Cipriani se trouve encore incarcéré à Ensisheim, alors même qu’il est libérable depuis quatre ans, puisque sa peine de sûreté de 18 ans s’est terminée en 2005. Il attend toujours la décision concernant sa demande de libération conditionnelle déposée en novembre 2007, décision qui aurait dû lui être signifiée dans les six mois, soit au plus tard en mai 2008 !

La loi Dati, dite «sur la rétention de sûreté», a remis en cause la procédure et son dossier a été bloqué ou retardé depuis des mois. Georges Cipriani aura ainsi subi une année supplémentaire en prison et ne sait toujours pas quand sa demande sera jugée. Pourtant, son dossier répond à toutes les exigences d’une décision favorable et aurait déjà dû lui permettre d’obtenir un aménagement de peine, sous la forme d’un placement en semi-liberté.

Une fois de plus, pour exprimer notre colère et notre solidarité :
—  RASSEMBLEMENT jeudi 5 février, de 18h à 19h en face de la direction de l’Administration pénitentiaire, carrefour rue de la Verrerie - rue du Renard (Paris 4e - métro L1-L11 Hôtel-de-Ville).
Prochains rendez-vous :
—  Mercredi 11 février, à 19h30, au CICP (21 ter rue Voltaire, Paris 11e, métro Nation ou Rue des Boulets) : RÉUNION D’INFORMATION ET DE MOBILISATION pour préparer ensemble le
—  RASSEMBLEMENT INTERNATIONAL, samedi 21 février, à 15 heures, devant la maison centrale d’Ensisheim (rue Jacques-Balde, Ensisheim, Haut-Rhin).

Liberté pour Georges Cipriani, pour Régis Schleicher,
et pour Jean-Marc Rouillan
ainsi que pour Georges Ibrahim Abdallah !


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