Étudiants et personnels : Tous en grève le 29 janvier !

Publié le par la Rédaction

Les raisons d’une grève

La crise du capitalisme touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en portent pas la responsabilité, les salariés, les demandeurs d’emploi et les retraités en sont les premières victimes.
De plus, cette crise menace l’avenir des jeunes ; elle met en péril le système de solidarité et de protection sociales ; elle accroît les inégalités et la précarité. Par-dessus tout, elle servira de justification au démantèlement des services publics.

La Recherche et l’Université ne sont pas épargnées !
•  Masterisation des concours (IUFM en péril),
•  Remise en cause du statut d’Enseignant-Chercheur,
•  Casse du CNRS, devenant simple agence de moyens aux ordres du ministère et des industriels,
•  Explosion de la précarité pour cause de multiplication des CDDs notamment chez les IATOSS et ITA,
•  Plans campus aussi coûteux qu’inappropriés, conséquence directe de la LRU et de son «rapprochement des universités et des entreprises».

Nous nous retrouvons dans un véritable système de marchandisation du savoir. Les gouverneurs ont mis en place des organismes complexes, opaques et non démocratiques (ANR, AERES…) qui favorisent la création d’emplois précaires sur des projets à court terme. Nous devons entamer une lutte sur les bases d’une société ouverte à la connaissance et à son indépendance vis-à-vis des intérêts capitalistes, une société non compétitive, démocratique, formatrice et émancipée !

Une grève qui doit se reconduire et se généraliser !

Gouvernement et patronat ne lâcheront rien sans un mouvement fort, interprofessionnel et prolongé. Cette mobilisation nationale était attendue par beaucoup depuis longtemps. En reconduisant la grève dès le 30 janvier et en bloquant ainsi l’économie, les travailleurs ont les moyens d’instaurer un rapport de force décisif. Mais attention, la grève générale reconductible ne se décrète pas en appuyant sur un bouton ! Il s’agit d’organiser des assemblées générales sur nos lieux de travail (ou par secteur) et de mettre la grève du 29 janvier et sa possible reconduction à l’ordre du jour de ces AG. D’autant plus que certaines organisations syndicales ne se lanceront dans la bagarre que si leurs dirigeants se sentent fermement poussés par la «base»…

Battons-nous aux côtés des salariés du privé et du public pour les salaires, contre les régressions sociales, la précarité, contre la privatisation de la poste, la destruction des hôpitaux (…)


Ce que nous voulons
La CNT soutient toutes les tentatives concrètes pour une recherche et un enseignement au service de tous : empêcher la privatisation des recherches, développement des logiciels libres, accès libre aux résultats de la recherche, universités populaires, accès au savoir tout au long de la vie, auto-organisation non-hiérarchique des équipes et des laboratoires, publications gratuites…
Mais ce n’est pas suffisant, car le système capitaliste fait tout pour entraver le développement de ces initiatives. Seules la lutte et l’organisation collective permettront d’établir un rapport de force suffisant afin d’obtenir ce que nous voulons :
—  Une Université et une Recherche autogérées où les buts et les orientations se décident de manière démocratique par des commissions élues issues du monde étudiant et académique,
—  L’arrêt du recours aux contrats précaires et à la sous-traitance au sein des Universités. Une Université et une Recherche de qualité, cela commence par des emplois stables pour le personnel !
—  Une Université et une Recherche réellement publiques, financées par l’argent public en fonction de ses besoins, pour une société où la démocratie s’exerce sur le terrain et non dans l’antichambre des ministères.

Publié dans Éducation

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