Élections professionnelles 2009 à France Télécom

Publié le par la Rédaction

Élections professionnelles 2009
ou les raisons de vous abstenir !


Comme chaque fois à l’approche des élections, les syndicats institutionnels (reconnus par la boîte), à l’image des partis politiques auxquels ils sont affiliés, font le tour des popotes et se rappellent à vos (mauvais ?) souvenirs.

Pour cela, ils organisent des HIS (heures d’information syndicale) qu’ils ont utilisées avec parcimonie depuis le dernier scrutin, soit quatre ans, alors que la fréquence de cet outil est mensuelle. Ils proposent aussi des «journées d’action», accompagnées de «temps forts» (plutôt morts) et autres grèves bidon de 24 heures qui ne débouchent sur jamais rien de concret si ce n’est une démobilisation générale (la prochaine en date est prévue pour le 29 janvier).

Le 22 janvier 2009, vous aurez donc à voter pour les IRP (délégués du personnel et comité d’entreprise), plus les CAP (commissions administratives paritaires) pour les fonctionnaires (encore 75% des effectifs). Mais voter pour qui et surtout pourquoi ?

Côté fonctionnaires, le statut est amputé depuis des années sans qu’aucun syndicat «représentatif» ne bronche. En effet, malgré sa charte sur la déontologie, France Télécom n’applique plus la notation annuelle, la promotion par concours internes ouverts à tous, l’avancement au choix pour les reclassés ainsi que le tableau des mutations et autres rapprochements époux. D’autre part, les CAP locales ont été supprimées voici quatre ans avec le consentement des mêmes organisations syndicales qui leur ont préféré des institutions de droit privé (DP, CE) dont on constate aujourd’hui toute l’inefficacité et leur inutilité.

Rien non plus sur les neuf suicides en 2008, provoqués par la politique antisociale d’«Orange World Compagny»… si ce n’est la mise en place d’un «observatoire» sur le stress ! Vaste fumisterie car on sait très bien identifier les causes et définir également les solutions : arrêt des suppressions d’emplois, des fermetures de sites dans les villes dites moyennes, reconnaissance de la valeur professionnelle des individus, réduction de la durée du travail à 32 heures (sujet tabou, personne n’en parle !) et recrutements non précaires (idem).

Quant aux contractuels, peuvent-ils se satisfaire des accords salariaux minables que ces syndicats signent continuellement dans lesquels aucune augmentation collective n’est garantie ? Le CFT (complément France Télécom) n’a pas évolué depuis sa création en 1994 mais cela n’a pas l’air de gêner nos soi-disant représentants. Afin de rétablir le manque à gagner, il faudrait le revaloriser au minimum de 50% ! Mais qui va porter cette revendication légitime quand ils sont encore au stade de «négocier» des 0% et quelques broutilles après la virgule, comme dans la fonction publique, par exemple ? Après cela, comment voulez-vous leur faire confiance, surtout dans le contexte actuel qui se prête à une grande révolte sociale ? Mais veulent-ils vraiment mener ce combat, contre le gouvernement et le MEDEF ?

Enfin, si vous ne souhaitez pas vous abstenir et optez pour le vote, vous pouvez toujours glisser ce tract dans l’enveloppe afin d’exprimer votre mécontentement le 22 janvier 2009.

Publié dans Colère ouvrière

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