Joyeuse crise et Bonne anxiété

Publié le par la Rédaction

Nous luttons contre la «normalité» (c’est-à-dire, leur normalité ; la normalité de l’exploitation capitaliste, la misère, la répression et la mort). C’est ce que nous faisons, ce que nous avons toujours fait mais, au cours des ces derniers jours, c’est quelque chose qui est plus clair que jamais («parfois, le gaz lacrymogène nous aide à voir plus clair»). Nous étions tellement nombreux et nombreuses que la normalité faisait face à une nouvelle peur : qu’elle cesserait d’être la normalité. C’est là que la normalité a paniqué et s’est servie de «l’exception» comme moyen de défense. L’assassinat a été déclaré «une exception» ou même «un malentendu», ce dernier selon l’avocat du meurtrier. Mais la rage du peuple n’a qu’augmenté face à ces mensonges. C’est alors qu’ils ont entamé des «mesures exceptionelles». Des milliers de meurtriers et de tortionnaires (en autres mots, les policiers grecs) ont envahi les rues parallèlement à des menaces d’une intervention par l’armée et de la suspension de l’asile académique. Et pourtant ce ne serait pas aussi simple que ça pour eux, pas cette fois-ci. Ce que nous avons nous c’est une armée de frénétiques, des désespéréEs, de touTEs ceux et celles qui cherchent de briser les limites et les cases que la normalité leur imposent. «La première pierre est pour Alexandros, le reste c’est pour nous.» La situation devenait bien trop sérieuse, trop hors de contrôle. On nous présente donc une autre exception : ces journées sont spéciales, elles sont «sacrées», ils nous demandent la paix sociale, la consommation et une trêve. C’est bien vrai que nous avons de quoi célébrer mais ce n’est pas les restes d’une fête païenne obscure mais plutôt le soulèvement magnifique, ce qui les inquiète (et pour une bonne raison). Que la normalité s’écroule sous sa propre crise et nous on s’engage à lui fournir davantage de quoi à craindre.

Dans la semaine qui suit, nous allons publier sur ce blog une autre série de textes (des traductions ainsi que des originaux) que les gens ont fait circuler dans les rues et dans les occupations à Athènes au cours des dernières semaines. On publiera également une sélection des maints textes que vous nous avez envoyé par courriel (merci !). On vous invite à continuer de nous faire parvenir vos textes.

Émeutes & Amour, 26 décembre 2008.




Grèce : Une voiture ministérielle a été incendiée à Ioannina

Des inconnus ont lancé un cocktail Molotov contre une agence de la Banque Agricole grecque à Psychiko, banlieue nord d’Athènes, provoquant des dégâts mineurs. Dans une autre ville grecque, une voiture ministérielle a été incendiée.

Ce second incident a eu lieu à Ioannina, ville dans le nord-ouest de la Grèce. La voiture ministérielle était utilisée par le secrétaire d’État au ministère de l’Environnement, Stavros Kaloyannis. Le véhicule était garé devant sa maison, a rapporté l’Agence de presse grecque (Ana, semi-officielle).

Dans la nuit de jeudi à vendredi, deux balles ont aussi été tirées sur un train interurbain à Tavros, banlieue sud d’Athènes, sans faire de blessés. Le train reliait Le Pirée, grand port proche de la capitale grecque, à une gare dans le centre d’Athènes. La police a ouvert une enquête sur cet incident.

Presse terroriste :
ATS, 26 décembre 2008.




Grèce : Une banque attaquée à Athènes

Des inconnus ont lancé un cocktail Molotov vendredi matin contre une agence de la Banque Agricole grecque dans la banlieue nord d’Athènes, provoquant des dégâts mineurs, a-t-on appris de source policière.

Cet incident perpétré dans la banlieue de Psychiko, s
inscrit dans la série de petits attentats aux engins incendiaires ou explosifs, fréquents en Grèce, qui visent surtout des banques, des établissements publics, des succursales dautomobile ou des représentations étrangères.

Ce genre d
attaques, qui nont fait que des dégâts matériels jusquici, ont été multipliées ces dernières semaines après la mort dun adolescent par la balle dun policier à Athènes, le 6 décembre. Dans la nuit de jeudi à vendredi, deux balles ont été tirées sur un train interurbain à Tavros, banlieue sud dAthènes, sans faire de blessés. Le train reliait Le Pirée, grand port proche de la capitale grecque, à une gare dans le centre dAthènes. La police a ouvert une enquête sur cet incident.

Presse terroriste :
AFP, 26 décembre 2008.




Provocations policières, suite :

Grèce : Coups de feu contre un train interurbain à Athènes, pas de victimes
Des inconnus ont tiré dans la nuit de jeudi à vendredi des coups de feu sur un train interurbain dans la banlieue de Tavros, dans le sud dAthènes, sans faire de blessés, a-t-on appris de source policière.
Les vitres dun wagon ont volé en éclats et le train sest arrêté pour que les passagers, qui sont tous sains et saufs, soient évacués.
Un autre train est arrivé quelques minutes après pour transférer les passagers à leur destination, une gare dans le centre de la capitale grecque.
Le train visé effectuait litinéraire entre le port du Pirée, proche dAthènes, et cette gare.
La police est aussitôt arrivée sur place et était en train dexaminer les lieux. Selon les premières informations, deux coups de feu ont été tirés sur le train.
Lattaque, non revendiquée, intervient sur fond de mobilisation de la jeunesse grecque après la mort, le 6 décembre à Athènes, dun adolescent de 15 ans tué par un policier.
Depuis, des groupes ont effectué de nombreuses attaques visant des banques, des établissements publics et des véhicules de la police.
Mardi matin dans un quartier dAthènes, deux coups de feu par deux armes Kalachnikov ont été tirés par des inconnus contre un fourgon anti-émeute à bord duquel se trouvaient une vingtaine de policiers, sans faire de victimes.
Cette attaque, dont lenquête a été confiée à la brigade antiterroriste, a été revendiquée mardi soir par «Action populaire», un groupe inconnu jusquici.
Presse terroriste :
AFP, 26 décembre 2008.

Publié dans Grèce générale

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