Grèce : Heures décisives quant à la suite du mouvement des occupations

Publié le par la Rédaction


«Une centaine de jeunes grecs ont occupé dimanche pendant deux heures une église orthodoxe à Salonique, dans le nord du pays.»
RFI, 21 décembre 2008.


Nuit calme à Athènes,
concert de solidarité aujourd’hui lundi


La nuit a été calme à l’école Polytechnique. Comme le rapportent les grands médias, le droit d’asile universitaire sur le campus a déjà été suspendu — ce qui signifie que la police peut maintenant nous attaquer. Jusqu’à récemment, il était d’usage que la loi qui interdit à la police et à l’armée de pénétrer dans des bâtiments universitaires ne pouvait être suspendue qu’après une décision explicite de la direction de l’Université. Toutefois, d’après un amendement voté, un procureur général peut également ordonner la suspension s’il y avait des actes illégaux commis dans l’Université et ce, dans les 48 heures qui suivent l’apparition de ces délits. Étant donné que les plus récents affrontements avec la police ont eu lieu samedi soir (Molotovs lancés contre eux : un crime), ils ont jusqu’à ce soir pour tenter le raid sur l’Université, s’ils en décident ainsi.

La décision de l’occupation de l’Assemblée est politiquement sur place : le point crucial est ici que c’est aux personnes occupant l’immeuble, et non pas à la police, de décider du moment de quitter les lieux.

Pendant ce temps, le bâtiment occupé du syndicat GSEE a été remis au GSEE hier, à la suite d’une décision du comité d’occupation.

Émeutes & Amour, 22 décembre 2008 (9h19).




Η ΑΝΤΕΠΙΘΕΣΗ ΤΗΣ ΚΑΝΟΝΙΚΟΤΗΤΑΣ ΔΕΝ ΘΑ ΠΕΡΑΣΕΙ
ΟΥΤΕ ΑΠΟ ΤΟ ΠΟΛΥΤΕΧΝΕΙΟ ΟΥΤΕ ΑΠΟ ΠΟΥΘΕΝΑ !


Έκτακτη ανακοίνωση της κατάληψης του Πολυτεχνείου

Από το Σάββατο 20 Δεκέμβρη το βράδυ και μετά τις συγκρούσεις στο χώρο του Πολυτεχνείου (μία από τις δεκάδες μαζικές συγκρούσεις διαδηλωτών και αστυνομίας που ακολούθησαν τη δολοφονία του 15χρονου Αλέξανδρου Γρηγορόπουλου), μια έντονη παραφιλολογία άρχισε να πλανάται πάνω από το χώρο της κατάληψης του ΕΜΠ.

Συνεχείς πληροφορίες για εισβολή της αστυνομίας στο χώρο του κατειλημμένου Πολυτεχνείου, σε συνδυασμό με τις στρατηγικές κινήσεις των ΜΑΤ την ώρα των συγκρούσεων, προέλεγαν το προφανές. Η αστυνομία σχεδιάζει να εφορμήσει στην κατάληψη. Παρακάμπτοντας την πρυτανεία, και προσφέροντας τη “γη και το νερό” του Πολυτεχνείου στην εισαγγελία, την αστυνομία και το υπουργείο εσωτερικών, διαμήνυσαν έμμεσα αλλά με σαφήνεια, με απειλές και εκβιασμούς, ότι μας μένουν “λίγες ώρες”.

Τους απαντάμε ότι μας μένει όσος χρόνος αποφασίσει το εξεγερμένο κομμάτι της κοινωνίας που δεν δέχεται τελεσίγραφα. Ότι όλους αυτούς που συμμετείχαν, συμμετέχουν και θα συνεχίσουν να το κάνουν σε εξεγερτικές πρακτικές, καλά θα κάνουν να τους σέβονται και να τους φοβούνται. Αυτούς ακριβώς, αυτές ακριβώς τις χιλιάδες των εξεγερμένων, των μαθητών, των εργατών, των ανέργων, των μεταναστών, των συντρόφων καλούμε σε διαρκή επαγρύπνηση στο χώρο του Πολυτεχνείου ενόψει της εξυφαινόμενης εισβολής.

—  Καλούμε όλους και όλες σε μαζική παρουσία στο χώρο της κατάληψης του Πολυτεχνείου.
—  Καλούμε σε ανοιχτή συνέλευση σήμερα, Κυριακή 21 Δεκέμβρη στις 9 μ.μ.
—  Καλούμε αύριο Δευτέρα 22 Δεκέμβρη αυτοπεριφρουρούμενη συναυλία αλληλεγγύης και οικονομικής ενίσχυσης για τους φυλακισμένους της εξέγερσης, στις 6 μ.μ. στο χώρο της κατάληψης του Πολυτεχνείου.

ΕΜΕΙΣ ΘΑ ΠΟΥΜΕ ΤΗΝ ΤΕΛΕΥΤΑΙΑ ΛΕΞΗ

ΑΥΤΑ ΤΑ ΜΕΡΟΝΥΧΤΑ ΕΙΝΑΙ ΤΟΥ ΑΛΕΞΗ !

Κατάληψη Πολυτεχνείου, 21 Δεκέμβριος 2008 ().



Le retour à la normale ne passera pas,
ni à la Polytechnique ni ailleurs !


Déclaration de l’occupation de la Polytechnique d’Athènes

Depuis samedi le 20 décembre, suite aux échauffourées aux alentours de la Polytechnique d’Athènes (qui s’ajoutent aux dizaines de confrontations et de combats de rues qui ont fait rage entre les manifestantEs et la police depuis l’assassinat du jeune de 15 ans, Alexandros Grigoropoulos), il y a beaucoup de spéculation sur le futur de l’occupation de la Polytechnique.

Des informations de sources diverses laissant entendre l’éventualité d’un raid policier sur la Polytechnique, de même que les manœuvres stratégiques des unités anti-émeutes durant les combats de rue nous donnent une impression évidente : la police se prépare à attaquer l’occupation. Ayant contourné le sénat qui a transféré le contrôle de la Polytechnique à la police et au ministère de l’Intérieur, le procureur général nous envoie un message indirect mais très clair, accompagné de menaces et de chantage, comme quoi il ne nous reste que «quelques heures».

Nous répondons qu’il nous reste autant de temps que le voudra la part révoltée de la société et que celle-ci ne connaît pas d’ultimatums ; Qu’ils feraient mieux de respecter et de craindre touTEs ceux et celles qui ont participé, qui participent et qui continueront de participer à cette révolte. C’est justement eux, les milliers de révoltéEs, les étudiantEs, les travailleurs et travailleuses, les sans-emploi, les migrantEs et les camarades que nous invitons à se rassembler à la Polytechnique, en haut état d’alerte, avant l’arrivée de ce raid.

—  Nous lançons un appel à touTEs afin d’assurer une présence massive sur le campus de la Polytechnique d’Athènes.
—  Nous appelons également à une assemblée publique aujourd’hui, dimanche le 21 décembre à 21h.
—  Nous appelons à la solidarité et au soutien financier pour les prisonniers et prisonnières de la révolte. 18h à la Polytechnique à Athènes.

Nous aurons le dernier mot.

Ces jours et nuits appartiennent à Alexis.


L’occupation de la Polytechnique d’Athènes, 21 décembre 2008
Émeutes & Amour.




L’occupation de la Polytechnique d’Athènes menacée

Il y a quelques minutes, le pro-vice-chancelier de la Polytechnique d’Athènes a annoncé aux gens dans le pavillon occupé que le contrôle de l’immeuble ne sera plus avec le sénat de l’Université mais sera transféré plutôt au procureur général. La radio anarchiste 98 FM rapporte que le sénat a ordonné aux agents de sécurité de l’Université de quitter leurs postes.

Il y a en ce moment une assemblée générale à la Polytechnique d’Athènes pour décider si les gens vont quitter l’immeuble ou non.

Ce que le pro-vice-chancelier nous annonce est absurde et 100% illégal selon les lois de l’État. Ce que nous craignons c’est qu’une intervention policière dans la Polytechnique est imminente. Ce serait la première fois dans plus d’une décennie qu’une telle intervention aurait lieu et ce serait la toute première fois que la police entreprendrait une intervention massive dans l’Université comme tel sans avoir obtenu la permission du sénat au préalable.

Émeutes & Amour, 21 décembre 2008 (16h06).




Nouvelles vives d’Athènes

Depuis samedi soir, la menace de retirer l
asile politique à l’École Polytechnique plane.

Hier, rendez-vous était donné, de nuit, au square d
Exerhia pour continuer à mettre la pression et se confronter à la police.

Les émeutiers sont partis se réfugier à l
’École Polytechnique. Énormément de flics anti-émeutes tout autour, et les émeutiers décident de se confronter quand même. À ce stade-là du mouvement, il est probable que le président retire lasile et laisse entrer les flics.

À la fac d
’Économie occupée, il était question de partir en action hier soir à plus de 200 personnes. Mais, à cause de la forte présence policière, et le bâtiment n’étant pas capable de tenir une confrontation intense (spécialement au gaz : la dernière fois, les personnes étaient montées sur les toits, et y sont resté  bloquées deux heures par les gaz — étouffées…), seulement 30 personnes sont parties en action, en changeant la cible.

Le probleme n
’étant pas spécialement la confrontation elle-même : mais lassemblee voulait faire autre chose, puisque taper du keuf se fait assez souvent ici…

Il ne faut pas oublier que sur cette avenue, entre l
’École Polytechnique et la fac d’Éco, des travailleurs autonomes occupent le (très beau) bâtiment de lUnion des travailleurs. Les bâtiments sont séparés de cinq minutes de marche.

Ils n
ont pas le droit à lasile, et le partage des infos, pour se protéger les uns les autres, était difficile.

Ce matin, on attend toujours la réponse sur l
’asile pour la Polytechnique.

Indymédia Grenoble, 21 décembre 2008 (12h47).

Publié dans Grèce générale

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