Offensive libertaire et sociale

Publié le par la Rédaction


OLS pour Offensive libertaire et sociale. Trois lettres ou trois mots, dont on ne peut dire qu’ils viennent envahir à chaque numéro les lecteurs-trices fidèles d’Offensive. Pourtant, il s’agit bien du nom du groupe ­ de l’organisation ­ qui anime, publie, diffuse ce journal : pas d’appels massifs à adhérer, pas de mise en avant dans chaque texte, pas de points de vue de l’organisation sur chaque article pour lequel on aurait un léger désaccord.

À la manière d’un collectif comme Noir et Rouge dans les années 1960, nous pourrions nous définir comme un groupe non-groupe, alors même que nous revendiquons la nécessité de s’organiser collectivement. Drôle d’idée pour dire que l’OLS n’est pas l’organisation qui mènera droit à la révolution (même si nous comptons bien y participer !). Nous préférons imaginer l’OLS dans un «milieu», une «mouvance» avec d’autres groupes, d’autres personnes en lutte. Pas forcément que des libertaires, mais en tout cas des collectifs pour qui le mot «révolution» garde un sens. C’est aussi pour ça que ce journal évite de se positionner en donneur de leçon pour ne pas tomber dans le syndrome «du groupe qui a raison tout seul».

Rappeler notre existence dans cet édito est une manière de souligner un des fondements de cette revue. En la créant, nous avons voulu en faire un outil de lutte. La variété des thèmes traités depuis les vingt premiers numéros montre aussi notre ouverture, et notre idée selon laquelle qu’il n’y a pas de luttes prioritaires. Si des réflexions ardues, pointues sont parfois publiées, elles ne sont pas faites pour le plaisir de philosopher ­ même si cela peut avoir son intérêt ­ mais bien pour mettre en branle des réflexions, mettre en avant des luttes pour imaginer la manière de saboter cette société (pour en recréer une meilleure évidemment !). Bref, si lire Offensive est une saine chose, s’engager dans des luttes l’est tout autant. À la manière d’un slogan adressé aux fêtard-e-s, disons à nos «liseur-se-s» : «la lecture oui, la lutte aussi !»

Éditorial du no 20 d’Offensive, novembre 2008.

Publié dans Camarades

Commenter cet article