Fascistes parapoliciers en Grèce

Publié le par la Rédaction

10 décembre, 3h11 du matin, Patras :
C’est à ceci que ressemble la junte !


La manifestation de mardi a été appelée par des groupes anarchistes locaux. La participation a été phénoménale, plus de 3000 personnes (certains reportent jusqu’à 5000) ont pris d’assaut les rues de Patras avec des affiches anarchistes et anti-violence de l’État. La manif souleva le centre-ville : des banques défoncées. En même temps, la police s’est rassemblée autour de la station de police centrale pour la protéger.

Vers la fin de la manifestation, les anti-émeutes lancèrent une vraie offensive, forçant les manifestants à prendre retraite vers le centre historique de la ville et le parartima. Ici la plus grande attaque prit place. Des dizaines de fascistes (vraisemblablement regroupés à Patras en arrivant de partout dans le pays, dans une opération planifiée avec la police) attaquèrent les manifestants avec des pierres et des couteaux. Parfaitement coordonnés avec la police, ils continuèrent avec les attaques, et selon certains rapports, firent des doubles arrestations. Les manifestants furent confrontés à un spectacle complètement choquant et à peine croyable : ils faisaient face à un groupe qui leur jetait du gaz lacrymogène appartenant à la police, en chantant «sang-honneur-aurore dorée» (le nom d’un groupe néonazi Grec).

Indymedia Patras rend compte de 26 détentions et 9 arrestations. Heureusement, les rapports qui mettaient les fascistes en route pour le camp de réfugiés Afghans sont jusqu’à présent faux.

Ce qui rend cette histoire encore plus incroyable est que les médias dominants rapportent que ce sont les «petites entreprises locales» qui ont attaqué les manifestants, «prenant la loi dans leurs mains». sans compter le fait qu’aucune des entreprises locales n’a été touchée par les manifestants (seulement les banques multinationales, tribunaux et station de police), ces «propriétaires» et «citoyens respectables» sont démontrés par la presse portant des balaclavas et couteaux ! Il y a une coordination jointe de policiers-fascistes qui s’est déployée aujourd’hui à Patras mais ils essaient de dissimuler cette information en revendiquant que c’est le public qui s’est retourné contre les manifestants.


Il est absolument crucial de confronter ces mensonges et résister cette opression — le futur de cette insurrection en dépend. Diffusez largement ce message.


 

Athènes, le jour après la mort d’Alexandros :
un policier vise la foule, un deuxième fait semblant de tirer


Émeutes et amour, 10 décembre 2008.

Publié dans Grèce générale

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