Création d'un comité de soutien jurassien aux inculpéEs du 11 novembre 2008

Publié le par la Rédaction


Nous, individus décidés à défendre les libertés individuelles et collectives, annonçons la création d’un comité jurassien de soutien aux inculpéEs de Tarnac. Plus généralement, nous apportons notre solidarité active à touTEs les militantEs victimes de la criminalisation des luttes sociales.

Rappel des faits : mi-novembre, une dizaine de personnes sont arrêtées de façon spectaculaire par la section anti-terroriste. Elles sont accusées de divers actes de sabotage commis sur l
infrastructure du Réseau ferré de France. Rappelons que les dispositifs incriminés ne mettaient en aucun cas les vies des passagerEs en danger. Contrairement aux dires de la ministre de lIntérieur au moment des arrestations, et malgré les énormes moyens technologiques mis en œuvre par la police, à ce jour aucune preuve valable ne vient corroborer les accusations. Deux inculpéEs sont toujours emprisonnéEs, les autres en semi-liberté. La suspicion de culpabilité remplace la présomption dinnocence.

Ces personnes, suivies par les services de renseignement, cultivaient la terre pour leur autonomie, mais aussi les liens sociaux de leur village. Elles auraient participé à des manifestations subversives et seraient fermement engagées dans les mouvements sociaux. Il est clair qu
on leur reproche leurs positions politiques. Autrement dit, cest un flagrant délit dopinion. Craint-on quelles ne fassent des émules ?

Cette affaire n
est pas un cas isolé, mais sinscrit dans une logique anti-sociale mondialisée. Le pouvoir réprime de plus en plus fortement celles et ceux qui remettent en question le modèle économique et social actuel.

Les gouvernements et leurs médias veulent semer la confusion dans les esprits à grands coups de désinformation. N
acceptons plus les amalgames : les grévistes ne sont pas des preneurEUSEs dotages, les militantEs ne sont pas des terroristes. Quand bien même ces personnes seraient responsables de sabotage, cela ne ferait pas delles des criminelles, et encore moins des terroristes. Le terrorisme, l«utilisation de la violence à des fins politiques», a toujours été lapanage des États.

Par conséquent, nous exigeons pour les inculpéEs :
—  Le respect de la présomption dinnocence ;
—  La levée de tous les chefs dinculpation, notamment «association de malfaiteurs, dégradation en réunion, en relation avec une entreprise terroriste» ;
—  Enfin et par-dessus tout, leur libération inconditionnelle et immédiate.
Nous appelons à lorganisation de manifestations de soutien, moral et financier, dans le Jura. Contactez-nous.

La lutte sociale n’est pas un crime.
La solidarité est notre arme.


Communiqué du 8 décembre 2008
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