"Hold-up" financier : Rendez-nous notre pognon !

Publié le par la Rédaction


Courant octobre-novembre 2008, une soixantaine de milliards d’Euros immédiatement disponibles pour éponger les dégâts causés par les spéculations banquaires a été immédiatement trouvé.

L’État français a d’ores et déjà débloqué 10 milliards cash à la mi-novembre 2008 pour renflouer six banques en difficulté suite à la crise financière. Il a également garanti une couverture de leurs boursicotages toxiques à hauteur de 320 milliards. L’État envisage également d’emprunter 365 milliards aux marchés dont on sait ce qu’ils sont, pour subvenir aux besoins des banques qui devraient, devraient… les rembourser avec les intérêts quand ça ira mieux… si les fonds n’ont pas été eux-même victimes de spéculations.

De plus, le risque de contagion n’est pas évité mais amplifié grâce au report des spéculateurs vers des valeurs incontournables comme l’industrie agroalimentaire et l’énergie. En voulant effacer hâtivement la vilaine tâche pour sauver le principe de la capitalisation des riches sur le dos des pauvres, les risques de contamination de l’économie réelle ne sont plus virtuels…

S’ajoute aux aides quelques 275 milliards d’Euros pour aider les patrons français… à financer les investissements (alors qu’une partie non négligeable du capital des entreprises est forcément reportée vers les placements boursiers sous forme de stock-options, actions diverses, valeurs financières spéculatives, et même la retraite interne par capitalisation des salariés proposée par certaines entreprises…).

C’est donc près de 1000 milliards qui sont prêts à ré-alimenter le grand Casino capitaliste en manque de monnaie ! Tandis que quelques milliards sont bien trop demandés pour se loger, se soigner ou permettre à tout le monde de se nourrir… et que les bénéfices des actionnaires et des entreprises servent à licencier les salariés pour gagner plus… pour certains contre tous les autres, pourtant d’une majorité écrasante passagèrement silencieuse mais de plus en plus lucide…

Bref, vous l’aurez compris : tout cet argent réalisé grâce aux sacrifices des salariés pour la productivité des entreprises qui réinvestissent… dans le capital en fonds spéculatifs, ainsi que l’argent que se font les banques sur nos dépôts avec ce qu’ils ont bien voulu nous rendre comme miettes, tout cet argent nous appartient, récupérons-le avant qu’ils n’en fassent de la poudre de perlinpinpin ! Nos milliards, on veut nos milliards ! Et pour vivre mieux et autrement en arrêtant d’exploiter les ressources et les humains, pour organiser une autre forme de vie, ne récupérons pas que les miettes qu’on nous a concédé pour placer aux banques qui se rémunèrent avec, mais récupérons aussi l’argent de la productivité qui n’a aucune utilité réelle ou sociale autre que celle de nous maintenir dans la dépendance : ne quémandons plus aucune miette, exigeons l’ensemble de ce qui nous appartient et développons de nouvelles formes de production et de subsistance, débarrassées de tous parasites anti-sociaux !

Samuel (CNT-STP 77), 20 novembre 2008.

Publié dans Colère ouvrière

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