Soutenons les salarié-e-s de Milan presse et éditions

Publié le par la Rédaction



La crise économique, dont on nous rabat les oreilles, touche tous les secteurs professionnels et les plans de licenciements se multiplient. Les entreprises de la presse et des médias n’y échappent pas. Depuis plusieurs années déjà, la crise du secteur de la presse (baisse des ventes, augmentation des coûts postaux, etc.) sert de prétexte pour masquer des logiques de profit. On ne publie plus pour produire de l’information, mais pour engraisser des actionnaires qui veulent des dividendes à la hausse chaque année. Et, quand les résultats ne sont pas aussi bons que prévus, on «dégraisse». Les plans sociaux se succèdent ainsi dans les médias (Libération et GISI en 2005, Lagardère en 2007, groupe Le Monde et Ouest-France cette année, etc.) et les conditions de travail se dégradent alors que le secteur de la presse est particulièrement rentable, vu la faiblesse des salaires et la précarité qui y règne, notamment chez les pigistes.

Chez Milan presse, qui compte 362 salarié-e-s, ce sont actuellement 45 postes équivalent temps plein qui sont menacés. Les salarié-e-s payent encore une fois les pots cassés, en l’occurrence les graves erreurs de gestion et de stratégie des dirigeants, ainsi que les inégalités flagrantes de salaires entre cadres supérieurs et simples salariés, dénoncées par les salarié-e-s de l’entreprise. Parions que le groupe Bayard saura se débarrasser de sa filiale, qu’il a rachetée en 2004, si il considère qu’elle n’est plus rentable. À coup sûr, ce plan social n’est qu’une première étape si les salarié-e-s ne se mobilisent pas pour le stopper. Les salarié-e-s de Milan éditions et du groupe Bayard n’ont qu’à bien se tenir, ils pourraient faire partie des prochaines charrettes.

Nous soutenons donc le mouvement de grève entamé par les salariés de Milan presse le jeudi 20 novembre ainsi que l’ensemble de leurs revendications :
— Étude des mesures d'économies alternatives au plan de sauvegarde de l’emploi ;
— Aucun départ contraint ;
— Suspension de la procédure pendant les négociations syndicales ;
— Présentation d’un plan à moyen terme pour 2009-2010-2011 ;

N’oublions pas les journalistes de FR3 et de M6, dont les antennes toulousaines sont menacées de disparition, et les salarié-e-s TLT, dont l’entreprise est en redressement judiciaire.

Nous appelons à soutenir les salarié-e-s de ces entreprises qui, nous l’espérons, sauront se mobiliser pour ne pas pâtir des logiques financières de dirigeant profiteurs. En attendant une mobilisation commune de tous les travailleurs de la presse et des médias, qui se fait de plus en plus nécessaire face aux restructurations massives et aux attaques patronales dans ce secteur.

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