Appel à la grève dans l'Éducation nationale le 20 novembre

Publié le par la Rédaction

Grève nationale jeudi 20 novembre
Parce qu’il est urgent d’agir avant qu’il ne soit trop tard !

L’autosatisfaction et le mépris affichés des ministres de l’Éducation et de la Recherche révèlent au fil des mois leur parti pris. Il s’agit moins de «réformer» l’école, le lycée ou l’université que de soumettre l’éducation nationale aux lois du marché. S’il y a de l’argent pour les banques, il n’y en a pas pour l’école. Suppression des Instituts Universitaires de Formation des Maîtres ; suppression de 13.500 postes pour la rentrée 2009, dont 3000 postes d’enseignants spécialisés des Réseaux d’aides pour le primaire ; recours à des emplois précaires, recrutement de personnels à la retraite pour combler les besoins de personnels de vie scolaire ou d’enseignants… Une politique purement comptable motive les décisions ministérielles : il faut en finir avec le service public d’éducation.

Cette logique économique s’habille des oripeaux du «bon sens», du mythe de «l’égalité des chances» et d’une vision fantasmée de la splendeur d’une école du passé.

Ainsi, les «nouveaux programmes» du primaire réhabilitent La Marseillaise, «l’Instruction civique» et les «fondamentaux» des maths et du français. Comme si l’école se résumait au formatage du bon citoyen et aux exercices à répétitions.

La semaine de quatre jours dans le primaire et la suppression de la carte scolaire cachent mal une philosophie discriminatoire : week-ends à la campagne et collèges de centres-villes pour les uns, cités et ghettos pour les autres.

Le «soutien» aux élèves en difficultés, hors du temps de classe, témoigne d’une idéologie réactionnaire. La culture scolaire y est légitimée comme seule clef de la réussite. Et l’échec, malgré cette aide, validera la hiérarchie sociale.

Jeudi 20 novembre, l’ensemble des organisations syndicales, du primaire au secondaire, appelle à une journée de grève. Elle s’inscrit dans une semaine d’actions pour l’éducation. Il serait pédagogique de la reconduire, cette grève !

Confédération nationale duTravail
Fédération des travailleurs de l’Éducation, 12 novembre 2008.


Grève nationale du 20 novembre
Pa
rce qu’il est urgent d’agir avant qu’il ne soit trop tard !


Parce que notre niveau de tolérance est en train d’augmenter d’une façon préoccupante ! On s’habitue. Des heures sup pour les profs du secondaire… ils passeront de 18 à 21 puis 24 heures, et alors… Une aide personnalisée le soir après la classe au primaire, et alors… notre métier n’est pas si fatiguant !

Les réseaux d’aide (RASED) vont être démantelés tout doucement pour que la baisse du recrutement passe inaperçue. Nos élèves n’ont pas besoin de tant d’aide, on se débrouillera, et les nouveaux remplaçants qui arriveront directement de l’ANPE (pardon, du «Pôle emploi») feront bien l’affaire !

La réponse du gouvernement à toutes les crises, économiques, politiques ou sociales est la même : «Les Français veulent plus de réformes !» Entendez «moins de service public !». Ils veulent moins d’école maternelle (changeurs de couches !), moins d’heures d’enseignement (24 au lieu de 27 au primaire, 3 années au lieu de 4 pour le bac pro), moins d’enseignants (moins 10.000 chaque année) !

Ne nous habituons pas ! Même les syndicats «cogestionnaires» s’inquiètent des attaques du droit syndical. Dans le primaire, nous devons, maintenant, prévenir deux jours francs à l’avance et nos demi journées d’information syndicale ont été quasi interdites (j’exagère, nous pouvons nous réunir le soir après l’aide personnalisée… «On se voit de 18h à 22h vous n’oubliez pas !»)

RASED, 60 heures, recrutement, remplacements, droit syndical, il faut se mobiliser maintenant pour signifier au gouvernement qu’il a dépassé depuis trop longtemps les limites de ce que nous pouvons accepter et supporter. Un service public de qualité et des conditions de travail correctes, voilà tout ce que nous voulons. Nous le demandons, nous l’exigeons.

Nous avons déposé un préavis pour le 20 novembre, un préavis reconductible au 21… 24, 25… Une journée ne suffit pas ! Les grèves perlées de ces dernières années nous l’ont assez montré !

Nous invitons tous les collègues du premier degré à nous rejoindre vendredi 21 novembre à la Bourse du travail pour notre demi journée d’information syndicale (salle A, 13h30 avec SUD et le PAS). Vous serez peut-être «compté gréviste» si tant est que cela soit légal (il faudra sûrement attendre deux ans que le tribunal administratif décide si cette nouvelle interprétation de la loi est correcte), mais dans ce cas le préavis reconductible du 20, et la «déclaration préalable» vous couvriront. Nous avons obligation de déclarer notre intention d’être gréviste… cela reste une intention et rien ne précise la durée de la grève !

(La déclaration préalable doit parvenir 48 heures au moins, comprenant un jour de classe (jour ouvré). La déclaration indique le nom et le prénom, la date et l’heure à laquelle le collègue entend se mettre en grève.)

Manifestation éducation 14h place Gabriel Péri
Assemblée Générale départementale 17h Bourse du Travail

Tartagueule à la récré no 68, novembre 2008
Bulletin de la CNT Éducation du Rhône.

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