360 milliards pour les banques...

Publié le par la Rédaction


360 milliards pour les banques !! Mais non, nous dit-on, il s’agit juste d’une garantie. Pour l’instant, on ne va dépenser que 10 milliards pour sauver les banques françaises ! Et tout cet argent qui s’est envolé lors du krach boursier ? Mais ce n’est que de l’argent fictif, des signaux numériques qui vont d’ordinateur en ordinateur. «Cela n’est pas à comparer avec l’argent d’un ménage car il s’agit de questions économiques qui se posent à d’autres échelles», nous rassurent les experts.

En parlant de ménage, il me semble me souvenir que Sarko s’était présenté comme le président qui gérerait l’argent de l’État comme «un bon père de famille». Dette publique, trou de la sécu, vide dans les caisses des retraites… Il fallait remédier à tout cela… en allongeant les durées de cotisation, en déremboursant les médicaments, en mettant en place la franchise médicale, en supprimant massivement des postes de fonctionnaires et autres mesures antisociales.

Mais comment distinguer les 360 milliards fictifs pour les banques des 8,9 milliards annoncés pour le trou de la sécu ? Nous, pauvres nigauds, comment allons-nous distinguer l’argent fictif de l’argent réel ?

Sans devenir spécialistes en économie, nous pouvons comprendre encore mieux ce que nous avons déjà pressenti : les annonces catastrophiques sur les mauvais chiffres des caisses sociales ne sont que des manipulations idéologiques visant à nous faire accepter la régression de nos droits.

Avec cette crise, ce n’est pas seulement de l’argent qui part en fumée, c’est aussi vingt années de propagande visant à «réformer» (comprendre détruire) les acquis sociaux.

Le jeudi 20 novembre, une journée nationale de grève est prévue dans la fonction publique, entre autres contre les suppressions de postes de fonctionnaires. La CNT 21 décide d’y appeler en souhaitant qu’il ne s’agisse pas d’une énième journée de grève isolée mais du début d’un vrai mouvement social interprofessionnel, reconductible. Elle appelle les travailleurs de l’éducation de Côte d’Or à se réunir en assemblée générale pour voter cette grève, à se réunir au soir du 20 novembre pour se poser la question de la reconduction du mouvement.

Éditorial de La Craie noire no 11, novembre 2008
Bulletin du syndicat CNT Éducation de Côte d’Or.

Publié dans Colère ouvrière

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