11-Novembre à Besançon

Publié le par la Rédaction


Groupe Proudhon FA (Besançon)
c/o CESL - BP 121 - 25014 Besançon

À M. le Maire de la ville de Besançon
2 rue Mégevand - 25000 Besançon

Monsieur,

En cette année de commémoration du 90e anniversaire de la fin de la 1re Grande Boucherie mondiale, et aujourd’hui que les «fusillés pour l’exemple» sont réhabilités, nous venons insister auprès de vos services afin que la rue Bersot*, soit débaptisée et rebaptisée en rue Lucien-Bersot**, fusillé pour l’exemple.

Cette action symbolique viendra rappeler les horreurs de la guerre et la brutalité des tribunaux militaires et/ou d’exception. Combattons dès aujourd'hui le militarisme afin que nous n’ayons plus, dans le futur, à commémorer ce genre d’horreur. Crions notre dégoût de la guerre, de l’armée, de toutes les armées.

Les évènements actuels nous poussent d’ailleurs à continuer notre combat pour un monde solidaire.

Salutations libertaires,

Groupe Proudhon FA (Besançon), 21 octobre 2008.

* Une rue de Besançon porte le nom de Bersot. Qui était cet homme ? Industriel de la région, il fit un don d’un million de francs à la municipalité de Besançon à la fin du XIXe siècle, d’où ce titre de bienfaiteur. Il ne faudrait pas oublier que s’il fit fortune, c’est sur le dos du prolo et que, s’il «voyait de grands inconvénients au point de vue de la morale» à ouvrir une piscine à Besançon, il n’en voyait guère à fabriquer des alcools (il était administrateur d’une distillerie).
** En février 1915, après une parodie de procès de deux jours, était fusillé un soldat franc-comtois. Son crime : avoir refusé de porter un pantalon en loque et maculé de sang pris sur un mort. Son nom : Lucien Bersot. En ce début 1915, cette guerre, qui fera des millions de morts, devenait impopulaire et le troufion renâclait à se faire trouer la paillasse. Il fallait resserrer les boulons. Faire des exemples. Lucien Bersot en fut un.
Débaptisons donc cette rue et renommons-la
RUE LUCIEN-BERSOT
fusillé pour l’exemple

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