Solidarité avec Romain ! Contre la répression d'État - Contre tous les fichages et tous les flicages

Publié le par la Rédaction

Contre la répression d’État

En février dernier, notre camarade Romain était condamné à 800 euros d’amende et un euro de dommages & intérêts pour outrage à autorité publique.

En décembre 2006, lors de la garde à vue de Florimond Guimard suite à une manifestation du réseau Éducation sans frontières (RESF), Romain, alors militant de la CNT éducation du Jura, avait adressé les protestations de notre syndicat au ministère de l’Intérieur. Ce courriel dénonçait les relents liberticides et vichystes de la politique menée par Sarkozy, demandait la libération de Florimond et l’arrêt des poursuites, et revendiquait la fermeture des camps de rétention et la régularisation de tous les sans papiers.

Dans cette affaire comme dans bien d’autres, le tout-réactionnaire au pouvoir use de l’intimidation et de la criminalisation.

La solidarité est l’expression de tendresse entre les humains. C’est la trainer en justice qui est criminel.

Les organisations signataires appellent à soutenir Romain à l’audience d’appel le
Mercredi 22 octobre 2008 à 9 heures 11e Chambre, section B, Escalier K, 2e étage, Palais de Justice, 6 bd du Palais à Paris (1er).
Un préavis de grève couvre les personnels qui souhaitent se mettre en grève pour venir au rassemblement.


CGT éduc’action Créteil, CGT éduc’action Paris,
CGT éduc’action Versailles, CNT-FTE, CNT éducation RP,
Sud éducation Créteil, Sud éducation Versailles, SUNDEP Créteil.


Le Courrier de saintClaude, 17 octobre 2008.



Contre tous les fichages et tous les flicages


Mercredi 22 Octobre se tient le procès de Romain Dunand, militant de la CNT actif au sein du réseau Éducation sans frontières, poursuivi par Nicolas Sarkozy pour outrage à autorité publique. En décembre 2006, Florimond Guimard était arrêté suite à une manifestation du RESF. Romain avait alors adressé ses protestations au ministère de l’Intérieur en ces termes : «Voilà Vichy qui revient : Pétain avait donc oublié ses chiens».
Nous sommes ici pour manifester notre soutien à Romain.
Mais nous sommes aussi ici parce que nous refusons de rester immobiles face à l’avancée des idées et des pratiques fascisantes.

Comment faut-il nommer un pouvoir, accaparé par des privilégiés, qui s’exerce par un contrôle de plus en plus strict du reste de la population ? Par la mise en fiche des individus dès l’école [fichier Base-élèves] et la multiplication des fichiers policiers, le déploiement de technologies de contrôle dans les lieux publics et au travail [vidéo, biométrie], il réduit nos libertés de circuler et d’agir.

Comment faut-il nommer un État qui repose sur sa capacité à réprimer touTEs celles et ceux qui sortent du rang ? Celles et ceux qui refusent de se soumettre au contrôle, aux hiérarchies, à l’exploitation capitaliste, à la violence s’exposent à la répression, physique ou économique.

Comment faut-il appeler un gouvernement qui stigmatise et réprime une partie de la population, rendant responsables les migrantEs des maux que ce gouvernement a lui-même produits ? Les pratiques policières et judiciaires développées à l’encontre des sans-papiers, contrôles au faciès, traques dans les transports, au travail, dans les administrations et les écoles, leur enfermement dans des centres de rétention où somnifères et tortures ne permettent même plus de contenir les révoltes, sont telles que régulièrement un homme ou une femme se suicide plutôt que de se laisser arrêter. Et à présent, pour celles et ceux qui les soutiennent, c’est le procès, l’amende, voire la prison.

Le contrôle, la répression et le racisme sont les armes d’un système défaillant qui tente de se maintenir en réduisant les libertés de touTEs. Un système fondé sur l’exploitation par le travail salarié, et qui fait peser sur les travailleurs et les travailleuses, d’ici ou d’ailleurs, ses propres débacles. Contre l’avancée du fascisme, nous opposons notre soutien aux migrantEs économiques et politiques, et notre solidarité entre exploitéEs.


Rassemblement mercredi 22 octobre à 17h30
place Notre-Dame, Grenoble

Les rassemblements :
à Paris, 9h, devant le palais de Justice
à Toulouse, 11h30,
devant le palais de Justice
à Montpellier, 14h, devant la préfecture
à Tours, 14h, devant le palais de Justice, place Jean-Jaurès
à Besançon, 16h30, devant le palais de Justice, rue Mégevand
à Rennes, 17 heures, place du Parlement
à Grenoble, 17h30, place Notre-Dame
à Valence, 17h30, place Huguenel.

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