Le capitalisme, c'est la crise !

Publié le par la Rédaction

Pour s’enrichir, ils nous appauvrissent !

L’effondrement des places boursières nous réjouirait si nous ne savions pas que comme toujours dans cette situation, ce sont les travailleuses et travailleurs, et non pas les capitalistes, qui payeront l
addition.

Entre les licenciements massifs qui s
annoncent, la volonté affichée de gel des salaires, la privatisation des services publics, la hausse généralisée des prix, ce sont les classes populaires qui vont payer laddition. Et elle vont le payer lourdement, en tant que contribuables par les nouveaux cadeaux du gouvernement aux actionnaires : ponction sur le livret A, exonérations de cotisations…

Des milliards que l
’État trouve soudain pour sauver ses petits copains banquiers, alors quil justifie chaque jour ses coupes franches sur les salaires, les services publics, par laffirmation selon laquelle les caisses sont vides.

Ce n’est pas la crise pour tout le monde !

Encore une fois, ce sont les travailleuses et les travailleurs, en activité ou au chômage, qui vont payer l
addition, selon le bon vieux principe : privatisation des bénéfices, socialisation des pertes !

Les capitalistes vont une nouvelle fois bien s
en sortir, en récupérant leur billes grace à l’État, alors que nous allons payer laddition, par le chômage, les privations, la dégradation des conditions de travail.

Renverser la tendance !

Pour ne pas être une nouvelle fois les dindons de la sinistre farce capitaliste, il faut nous organiser. Il faut surtout rompre avec l
isolement individuel, catégoriel. Il faut nous donner les moyens de lutter ensemble, dans la durée, contre la dictature patronale et contre son bras armé, l’État. Cela passe par la multiplication des résistances quotidiennes, leur fédération sur des bases unifiantes, par la prise de contact entre personnes en lutte. Cela passe par la rupture avec lattentisme et la prise dinitiatives, pour construire une riposte interprofessionnelle, par exemple en construisant des collectifs interprofessionnels et intersyndicaux pour la grève générale. Une riposte dans la durée, qui touche les profits capitalistes, et non des journées daction sans lendemain.

Construire l’alternative au capitalisme et à l’État dans les luttes !

Cela passe aussi par le fait de porter un projet de société en rupture avec le capitalisme, porteur de crise et d
appauvrissement, et l’État. Un projet basé sur la gestion directe de la société, de la production et de la distribution des biens et des services par les travailleurs et travailleuses, usagers (et non par l’État qui ne sert que les intérêts des politiciens et des patrons), par lexpropriation capitaliste et le redémarrage de la production par et pour les travailleuses et travailleurs eux/elles-mêmes, comme alternative aux licenciements. Ce projet de société ne peut devenir réalité quà travers les luttes, porté par le plus grand nombre, à partir dune pratique quotidienne dans les quartiers. Nous sommes de ceux et celles qui sy emploient, parmi dautres !

Publié dans Agitation

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